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Campus - TÉMOIGNAGE

Étudier à Manchester : pour Giorgio Maarraoui, une opportunité en or

« Je suis heureux de vivre à̀ l’étranger en ce moment, mais mon cœur et ma maison seront toujours au Liban », confie le jeune Libanais, boursier à l’Université de Manchester.

Étudier à Manchester : pour Giorgio Maarraoui, une opportunité en or

Giorgio Maarraoui se réjouit du programme qu’il a l’opportunité de suivre à Manchester. Il apprécie sa valeur ajoutée, les compétences et les techniques qui le préparent au marché du travail. Crédit photo Amr Abou Ghaid

Grâce à ses moyennes cumulatives élevées pour l’ensemble de ses études de premier cycle et de master, réalisées à l’Université libano-américaine (LAU), Giorgio Maarraoui a remporté une bourse complète pour poursuivre un master en économie d’un an, suivi d’un doctorat de 4 ans, à l’Université de Manchester (Royaume-Uni). En plus d’être exempté de la totalité des frais universitaires, le jeune Libanais reçoit une allocation mensuelle pour une durée de cinq ans. « Je ne peux pas exprimer à quel point je suis heureux de faire partie de ce programme ! La bourse a certainement renforcé ma confiance en moi. Mais elle me pousse également à vouloir exceller sur le plan académique », confie l’étudiant de 23 ans qui dit aimer « ce genre de pression ». Ce Libanais souhaite se spécialiser en économie de l’environnement, se focalisant en particulier sur le changement climatique, et « l’Université de Manchester est l’une des rares universités à proposer ce type de recherche », précise-t-il.

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Toutefois, avec les mesures restrictives imposées au Royaume-Uni pour endiguer la propagation du coronavirus, Giorgio Maarraoui, installé depuis septembre 2020 à Manchester, suit les cours à distance, confiné chez lui. « On nous avait prévenus que le semestre se ferait entièrement en ligne, mais je voulais quand même partir pour m’installer là-bas. Je ne voulais pas non plus suivre les cours avec une différence de fuseau horaire. De plus, je m’inquiétais de la connexion internet au Liban », avoue-t-il.

Un lien inébranlable avec le pays

Même si étudier en ligne ne permet pas au jeune Libanais de vivre pleinement son expérience sur le campus, celui-ci avoue s’accommoder parfaitement aux circonstances. Sur le plan académique, il s’est engagé à fond dans ses études, soutenu par les responsables du programme, et s’est déjà intégré à la vie universitaire. « Les instructeurs et l’université en général nous aident à développer notre sentiment d’appartenance à la faculté. Ils s’assurent que nous allons bien, en particulier en tant qu’élèves internationaux et surtout pendant ces périodes. Ils sont très flexibles et toujours prêts à écouter ce que nous avons à dire », explique Giorgio Maarraoui qui travaille à temps partiel comme assistant de recherche à la University College de Londres, tout en accompagnant, en tant que tuteur, de jeunes étudiants.

Le jeune homme a même réussi à faire la connaissance de quelques camarades de classe, grâce à un groupe WhatsApp. « Nous traînons dehors assez souvent quand on nous le permet. Lorsque les restaurants sont fermés, nous nous rencontrons à l’extérieur, nous nous promenons et commandons des plats à emporter. Sinon, on se retrouve dans les restaurants car c’est le maximum que l’on puisse faire pour le moment », raconte Giorgio Maarraoui. Comme Manchester est une ville étudiante qui accueille des jeunes du monde entier, l’étudiant se réjouit des liens qu’il noue avec ses camarades. « C’est vraiment fascinant de savoir comment des élèves venant du monde entier vivent leur vie. Je trouve intéressant d’être initié à des cultures aussi différentes », lance-t-il.

En parallèle, rester en contact avec le Liban reste primordial, pour compenser, du moins en partie, la quasi-absence d’une vie sociale ordinaire. « Je passe une grande partie de mon temps à appeler ma famille et mes amis libanais et nous “sortons” ensemble en ligne », ajoute-t-il. Giorgio Maarraoui compte aussi sur les messages de sa mère qu’il appelle également souvent en vidéo pour apprendre à cuisiner et à gérer les différents aspects de la maison. « Peut-être que la seule difficulté que je rencontre en ce moment, c’est d’avoir à apprendre à vivre et à gérer ma vie de A à Z. Cela inclut les questions juridiques, la cuisine, le nettoyage, bref, des choses auxquelles je n’avais jamais vraiment pensé avant ! » confie-t-il, ajoutant qu’il apprend beaucoup « en vivant seul pour la première fois ». Reconnaissant pour cette opportunité qui lui a été donnée d’étudier à Manchester, il avoue que « sa vie en ce moment est beaucoup moins stressante que de vivre au Liban, pendant cette période difficile ».

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Pourtant, le jeune homme ne cache pas son attachement à son pays. « J’ai commencé à aimer et apprécier davantage le Liban après mon départ. J’étais très ému en revenant une semaine en décembre, et j’ai l’intention d’y revenir pendant les vacances de Pâques. Je suis heureux de vivre à l’étranger, mais mon cœur et ma maison seront toujours là-bas », dit-il. Son rêve ? Obtenir son diplôme avec distinction, réussir ses projets, mais aussi que la situation s’améliore au Liban afin qu’il puisse y revenir un jour.




Grâce à ses moyennes cumulatives élevées pour l’ensemble de ses études de premier cycle et de master, réalisées à l’Université libano-américaine (LAU), Giorgio Maarraoui a remporté une bourse complète pour poursuivre un master en économie d’un an, suivi d’un doctorat de 4 ans, à l’Université de Manchester (Royaume-Uni). En plus d’être exempté de la totalité des...

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