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Économie - Finance

Le secteur bancaire libanais, seul dans le monde arabe à enregistrer une baisse de ses actifs

Le secteur bancaire libanais, seul dans le monde arabe à enregistrer une baisse de ses actifs

« Le secteur bancaire libanais est le seul parmi les 19 pays arabes à avoir subi une baisse de ses actifs lors des neuf premiers mois de 2020 », selon Wissam Fattouh, secrétaire général de l’Union des banques arabes (UBA). Photo M.A.

Le secrétaire général de l’Union des banques arabes (UBA), Wissam Fattouh, a indiqué hier à L’Orient-Le Jour que « le secteur bancaire libanais est le seul parmi les secteurs bancaires des 19 pays arabes à avoir subi une baisse de ses actifs lors des neuf premiers mois de 2020 », avec une diminution de 9,9 % lors des trois premiers trimestres.

Il commentait les informations régulièrement collectées par l’organisation pour mesurer les performances des banques de la région et dont les principaux enseignements et classements avaient été relayés par l’Agence nationale d’information au courant de la même journée. Les banques syriennes et mauritaniennes ne sont pas prises en compte en raison du manque de données.

Avec 192,6 milliards de dollars fin septembre 2020, les banques libanaises détenaient ainsi 4,9 % des actifs de toutes les banques arabes, un total estimé à plus de 3 900 milliards de dollars. Le secteur bancaire libanais a aussi enregistré des baisses importantes au niveau des prêts et des dépôts, en raison de la crise qui dure depuis plus d’un an et d’une perte de confiance dans le secteur qui a poussé les déposants à retirer leur argent des banques. Ces baisses respectives sont de l’ordre de 18,2 % et de 7,9 % lors des neuf premiers mois de l’année passée, selon les données de la Banque du Liban.

Au niveau régional, ce sont les banques saoudiennes qui ont enregistré la plus forte augmentation de leurs actifs parmi toutes les banques arabes, avec une hausse de 66 milliards de dollars lors des neuf premiers mois de 2020. Cela représente une croissance de 9,4 %, contre une moyenne de 5,4 % pour le secteur bancaire arabe. Conséquence de cette croissance, les actifs détenus par le secteur bancaire saoudien atteignent 768 milliards de dollars, soit 20 % du total des actifs de toutes les banques. Les banques égyptiennes occupent la seconde place, avec 56 milliards de dollars en plus, ce qui représente une croissance de 14 %.

Au niveau des prêts, ce sont aussi les banques saoudiennes qui se retrouvent en première position, avec 592 milliards de crédits octroyés sur cette même période, soit 25 % du total des prêts accordés par l’ensemble du secteur (plus de 2 300 milliards de dollars). Lors des neuf premiers mois, ces banques ont octroyé 61 milliards de dollars de crédits, enregistrant une augmentation de 11,4 % lors des trois premiers trimestres.

En revanche, ce sont les banques égyptiennes qui occupent la première place du classement en termes de croissance des dépôts jusqu’à fin septembre, avec 44 milliards de dollars en plus (+15,2 %).

Wissam Fattouh note toutefois qu’en raison des circonstances difficiles que subissent toutes les économies suite à la pandémie de la Covid-19, « la grande majorité des banques n’ont pas réalisé de profits » durant ces 9 premiers mois, celles-ci préférant plutôt « constituer des provisions » et « investir dans leurs infrastructures technologiques et dans la numérisation de leurs services » afin de renforcer leur position.


Le secrétaire général de l’Union des banques arabes (UBA), Wissam Fattouh, a indiqué hier à L’Orient-Le Jour que « le secteur bancaire libanais est le seul parmi les secteurs bancaires des 19 pays arabes à avoir subi une baisse de ses actifs lors des neuf premiers mois de 2020 », avec une diminution de 9,9 % lors des trois premiers trimestres.Il commentait les informations régulièrement collectées par l’organisation pour mesurer les performances des banques de la région et dont les principaux enseignements et classements avaient été relayés par l’Agence nationale d’information au courant de la même journée. Les banques syriennes et mauritaniennes ne sont pas prises en compte en raison du manque de données.Avec 192,6 milliards de dollars fin septembre 2020, les banques libanaises détenaient...
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