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Culture - Récompense

« Mauvaises herbes » de Dima Abdallah, prix France-Liban 2020

« Mauvaises herbes » de Dima Abdallah, prix France-Liban 2020

La romancière primée Dima Abdallah. Photo David Poirier/Sabine Wespieser

Le jury du Prix France-Liban de l’Adelf a attribué sa récompense pour l’édition 2020 au roman de Dima Abdallah Mauvaises herbes paru aux éditions Sabine Wespieser, « après des échanges animés, compte tenu de la grande qualité des trois finalistes », selon un communiqué. En outre, le jury a également décidé d’attribuer une mention spéciale à Sabyl Ghoussoub pour Beyrouth entre parenthèses (éditions de L’Antilope). Le jury a été particulièrement sensible à la beauté et la maturité de l’écriture de Dima Abdallah, dans ce premier roman tout en finesse. « Sa thématique, la relation père fille dans une ville en proie à la guerre, puis dans une ville étrangère où la famille s’est exilée sans lui, est traitée à travers un regard singulier : celui d’une petite fille qui aime tant son “géant”, puis d’une jeune femme en rupture de ban qui deviendra mère à son tour, mais qui gardera toujours en elle la vigueur et la liberté des mauvaises herbes. Un roman fort qui sied particulièrement au Prix France-Liban », estime le jury. « C’est un immense plaisir et un grand honneur d’être la lauréate du prix France-Liban, a déclaré Dima Abdallah à L’Orient-Le Jour. Mes Mauvaises herbes qui portent bien leur titre et qui poussent même par ces temps les plus difficiles sont allé rencontrer le jury que je remercie de tout cœur d’avoir été sensible à la poésie de mon texte. Ce texte a poussé en moi comme des herbes folles et ne m’a pas toujours demandé mon avis pour dire ce qu’il avait à dire. Je suis infiniment émue de le voir à présent prendre chaque jour un peu plus son envol et aller faire ses rencontres. Il n’est plus mien, il n’est plus que mien, et c’est avec joie et émotion que je le regarde grandir. Merci au jury pour cette jolie rencontre avec mon roman. » À signaler que l’œuvre de la primoromancière libanaise avait été récompensée du prix Envoyé par la poste. Il a également reçu une mention spéciale du Prix de la littérature arabe 2020.

Frondeur

« Beyrouth entre parenthèses quant à lui est un texte frondeur et novateur qui, dans sa forme comme dans son contenu, représente un nouveau courant dans la littérature libanaise », a précisé d’autre part le jury du prix France-Liban.

Pour mémoire

« La mémoire, cette sentinelle de l’esprit »

« Je remercie le jury qui a eu le courage d’attribuer une mention spéciale à mon livre dont le sujet est si tabou au Liban », a pour sa part déclaré Sabyl Ghoussoub à L’OLJ. « Je suis touché par les mots “frondeur” et “novateur” que le jury a employés pour décrire mon style, ils me semblent en adéquation avec l’élan d’espoir et de liberté qu’a connu le Liban en octobre 2019, et qui malgré les catastrophes qui se sont abattues sur le pays, continue à s’étendre. Je félicite évidemment Dima pour son prix et son très beau premier roman. »

Le Prix France-Liban existe depuis 1981 et en est donc à sa 41e édition cette année. Au fil des ans, il a couronné de grands talents parmi lesquels on peut citer Ghassan Tuéni, Sélim Abou, Amin Maalouf, Georges Corm, Andrée Chedid ou Ghassan Salamé, soit des essayistes et des romanciers. Ces dernières années, il a distingué des écrivains plus jeunes qui portent haut les couleurs de la littérature libanaise contemporaine, tels que Charif Majdalani, Lamia Ziadé, Diane Mazloum, Yasmine Ghata ou Camille Ammoun. Mais il a aussi récompensé Dominique Baudis, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz ou Franck Mermier puisque le prix peut être attribué soit à un écrivain libanais quel que soit son sujet, soit à un écrivain français pour peu que le Liban soit au cœur de son ouvrage.

C’est l’Adelf (Association des écrivains de langue française) qui encadre ce prix comme quelques autres tels que le Prix Maghreb ou le Prix littéraire d’Afrique noire et cette association réunit, dans un même attachement à la langue française, des écrivains de toutes origines.

Outre les deux ouvrages cités, le 3e finaliste de cette édition 2020 est Nabil Wakim pour son livre L’arabe pour tous paru aux éditions du Seuil.

Le jury du Prix France-Liban de l’Adelf a attribué sa récompense pour l’édition 2020 au roman de Dima Abdallah Mauvaises herbes paru aux éditions Sabine Wespieser, « après des échanges animés, compte tenu de la grande qualité des trois finalistes », selon un communiqué. En outre, le jury a également décidé d’attribuer une mention spéciale à Sabyl Ghoussoub pour...
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