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Moyen-Orient - Irak

Le ministre iranien de l’Énergie à Bagdad sur fond de différend commercial

Le ministre iranien de l’Énergie à Bagdad sur fond de différend commercial

Le logo de la National Iranian Gas Company (NIGC), lors d’une exposition internationale à Paris, le 2 juin 2015. Éric Piermont/Photo d’archives AFP

Le ministre iranien de l’Énergie, Reza Ardakanian, était hier en visite en Irak, État voisin qui a accumulé auprès de Téhéran plusieurs milliards de dollars d’impayés de gaz, une source d’énergie indispensable dans un pays en pénurie d’électricité depuis des décennies.

La National Iranian Gas Company (NIGC) a annoncé dans un communiqué que le ministère irakien de l’Électricité lui devait « plus de six milliards de dollars d’arriérés ». Après des années de plaintes de Téhéran et de demandes de délais de Bagdad, qui doit composer avec les sanctions de son allié américain sur le commerce avec son grand voisin iranien, « l’Iran va réduire de cinq à trois millions de mètres cubes sa fourniture de gaz à l’Irak » nécessaire pour faire tourner les centrales électriques, a indiqué à la télévision d’État le porte-parole du ministère irakien de l’Électricité Ahmad Moussa. M. Ardakanian a rencontré hier le ministre irakien de l’Électricité, Majid Hantoch, le Premier ministre Moustapha al-Kazimi ainsi que le gouverneur de la Banque centrale irakienne, Moustapha Mekhif, puisque ce sont via les institutions bancaires publiques que l’Iran est censé récupérer son argent pour éviter les sanctions américaines.

« Le ministère irakien de l’Électricité doit plus de deux milliards de dollars d’impayés et un milliard de contraventions contractuelles, tandis que trois milliards sont bloqués et inaccessibles dans la Trade Bank of Iraq », principale banque publique d’Irak, accuse la NIGC. Depuis des décennies, les Irakiens subissent des coupures d’électricité qui durent parfois jusqu’à 20 heures par jour dans certaines zones. Tous sont reliés à des générateurs privés dont les prix ont récemment flambé alors que le pays vit sa pire crise économique accompagnée d’une dévaluation de la monnaie. Habituellement, avec son propre carburant et le gaz iranien, l’Irak produit environ 16 000 mégawatts (MW). Loin de la demande évaluée à 24 000 MW durant l’année – jusqu’à 30 000 MW en été.

Source : AFP

Le ministre iranien de l’Énergie, Reza Ardakanian, était hier en visite en Irak, État voisin qui a accumulé auprès de Téhéran plusieurs milliards de dollars d’impayés de gaz, une source d’énergie indispensable dans un pays en pénurie d’électricité depuis des décennies. La National Iranian Gas Company (NIGC) a annoncé dans un communiqué que le ministère irakien de l’Électricité lui devait « plus de six milliards de dollars d’arriérés ». Après des années de plaintes de Téhéran et de demandes de délais de Bagdad, qui doit composer avec les sanctions de son allié américain sur le commerce avec son grand voisin iranien, « l’Iran va réduire de cinq à trois millions de mètres cubes sa fourniture de gaz à l’Irak » nécessaire pour faire tourner les centrales électriques, a...
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