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Économie - Crise

Sit-in des agriculteurs contre le stockage et la contrebande des produits subventionnés

Sit-in des agriculteurs contre le stockage et la contrebande des produits subventionnés

Agriculteurs et éleveurs équins ont dénoncé hier, lors d’un sit-in à Chtaura (Békaa), la contrebande et le stockage des produits subventionnés par la Banque centrale, notamment le fourrage. Photo P.H.B.

Des agriculteurs et éleveurs équins ont organisé un sit-in hier devant le centre d’élevage de Chtaura (Békaa), affilié au ministère de l’Agriculture et de la Culture, pour dénoncer « la contrebande en Syrie des produits subventionnés et leur stockage au sein d’entrepôts des grands commerces », selon des propos de manifestants interrogés par l’Agence nationale d’information (ANI).

Leur porte-parole a indiqué hier que si « les agriculteurs ont finalement reçu les bons d’achat du ministère de l’Agriculture pour recevoir le fourrage subventionné », l’état actuel des choses compromet « la survie du bétail de la région ». Menaçant les autorités « d’assiéger les entrepôts » où est stocké le fourrage importé, les manifestants ont aussi appelé les autorités à réagir.

Les secteurs agricole et agroalimentaire contribuent à seulement 5 % du PIB chacun, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et les Libanais dépendent des importations pour leurs besoins alimentaires, tandis que 85 % des denrées essentielles sont importées. De surcroît, la production locale dépend également de l’importation des matières premières, comme les graines, les pesticides ou encore le fourrage pour les animaux. Des produits de plus en plus chers à importer pour les professionnels des filières concernés qui subissent la forte dépréciation de la livre par rapport au dollar.

Depuis l’automne 2019, la banque centrale a mis en place plusieurs mécanismes de subventions aux importations pour limiter la hausse des prix du carburant, du blé, des médicaments ou encore d’une liste de produits de première nécessité – au sein de laquelle figure le fourrage.

Mais le fait qu’une partie de ces subventions financent des produits qui finissent par être revendus en Syrie, ainsi que la fonte des réserves de devises de la Banque du Liban, qui servent à financer ces mécanismes, ont poussé les autorités à envisager de rationaliser les mécanismes en place.

Le ministre sortant de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé, a récemment proposé de les remplacer par un système de cartes d’achat, soulignant cependant que seul un gouvernement de pleins pouvoirs pourrait mettre ce projet en œuvre.

Dans un Liban doté d’un gouvernement démissionnaire depuis août dernier, le Premier ministre intérimaire, Saad Hariri, se trouve actuellement à l’étranger en « visite familiale » et a espéré à l’occasion des fêtes de Noël former un gouvernement « début janvier ».


Des agriculteurs et éleveurs équins ont organisé un sit-in hier devant le centre d’élevage de Chtaura (Békaa), affilié au ministère de l’Agriculture et de la Culture, pour dénoncer « la contrebande en Syrie des produits subventionnés et leur stockage au sein d’entrepôts des grands commerces », selon des propos de manifestants interrogés par l’Agence nationale d’information (ANI). Leur porte-parole a indiqué hier que si « les agriculteurs ont finalement reçu les bons d’achat du ministère de l’Agriculture pour recevoir le fourrage subventionné », l’état actuel des choses compromet « la survie du bétail de la région ». Menaçant les autorités « d’assiéger les entrepôts » où est stocké le fourrage importé, les manifestants ont aussi appelé les...
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