Le général Lecointre reçu par le général Aoun à Yarzé hier. Photo ANI
Le chef d’état-major des armées françaises, le général François Lecointre, a été reçu hier matin par le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, à Yarzé. Il présidait une délégation dont faisait notamment partie l’ambassadrice de France Anne Grillo. Les deux officiers ont évoqué « la coopération entre les deux armées », a indiqué l’institution militaire. Selon l’agence al-Markaziya, qui cite des sources bien informées des détails de cette visite, il n’était pas prévu que le général Lecointre rencontre d’autres responsables durant son court séjour au Liban. Toujours selon l’agence, il devait transmettre au commandant en chef de l’armée un message de soutien du président français, qui considère l’armée comme le filet de sécurité du Liban, l’assurant du soutien continu de la France à l’institution militaire, car elle considère que c’est sur son rôle qu’il faut compter en ces temps difficiles pour le Liban.
Le général Lecointre est arrivé mardi après-midi au Liban pour une visite officielle, notamment auprès du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Initialement, c’était le président français, Emmanuel Macron, qui devait se rendre à Beyrouth le 22 décembre, pour sa troisième visite depuis la double explosion meurtrière au port de Beyrouth, le 4 août, et passer un réveillon avec les Casques bleus français, mais il a annulé jeudi dernier son déplacement après avoir été testé positif au coronavirus. M. Lecointre était accompagné à son atterrissage au Liban d’une délégation officielle française.
Durant cette visite, le général Lecointre est également attendu dans le sud du pays, à la frontière avec Israël, au quartier général de la Finul à Naqoura et sur la base militaire de Deir Kifa. La tradition veut qu’au moment des fêtes les autorités militaires et politiques françaises rendent visite aux soldats déployés en mission à l’étranger. La visite au Liban du général est une manière de concilier cette tradition, de réaffirmer l’importance de la coopération militaire franco-libanaise, notamment en matière de lutte antiterroriste et de sécurité maritime.
Le chef d’état-major des armées françaises se trouvait déjà au Liban il y a un mois lors d’une visite officielle. Il s’était notamment rendu au port de Beyrouth, sur les lieux de la double explosion. L’armée française avait lancé l’opération « Amitié » début août pour venir en aide au Liban après ce drame.


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