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Société - Coronavirus Au Liban

Jour 1 : le reconfinement respecté à 90%, selon Hassan

"Les hôpitaux privés interagissent de manière positive dans tous les Mohafazat, à l'exception de certains hôpitaux de la capitale et du Mont-Liban", indique le ministre de la Santé.


Jour 1 : le reconfinement respecté à 90%, selon Hassan

La voie-expresse du Ring à Beyrouth, quasi-déserte, le 14 novembre 2020. AFP / ANWAR AMRO

A l'issue d'une première journée d'un reconfinement qui doit durer deux semaines, jusqu'au 30 novembre, en vue de lutter contre l'augmentation en flèche des cas de Covid-19, le ministre libanais de la Santé Hamad Hassan a affirmé samedi soir que les mesures mises en place par les autorités ont été respectées à 90%.

Un couvre-feu est instauré de 17h à 05h et la circulation alternée des véhicules en fonction de leurs plaques d'immatriculation a été décrétée. L'aéroport de Beyrouth, les ports et les postes frontières restent ouverts et les secteurs vitaux continuent de fonctionner.

C'est dans une déclaration à la LBCI que M. Hassan a assuré que le confinement a été respecté à 90%. Il a en outre précisé que son ministère est en contact avec les hôpitaux privés et qu'il espère qu'ils se prépareront davantage pour recevoir les patients. Le ministre a aussi souligné qu'il fallait augmenter le nombre de lits dans les hôpitaux gouvernementaux. "Les hôpitaux privés interagissent de manière positive dans tous les Mohafazat, à l'exception de certains hôpitaux de la capitale et du Mont-Liban", a dit M. Hassan.

Dr Firas Abiad, qui dirige l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, avait affirmé que l'établissement ne pouvait plus accueillir de patients transférés depuis d'autres hôpitaux, faute de lits.

70% à Ghobeyri

Aucun incident majeur n'était à déplorer lors de la première journée du reconfinement.  Selon un photographe de l'AFP, les rues de la capitale Beyrouth étaient quasi désertes, et des barrages de policiers ont été érigés à plusieurs endroits pour sanctionner les contrevenants, tandis que la "corniche", qui longe la mer, est vide de ses habituels promeneurs. Dans le Sud, à Saïda, les commerces sont restés fermés et la circulation dans les rues était faible, a rapporté notre correspondant Mountasser Abdallah. A l'heure du couvre-feu, l'armée libanaise a bouclé les entrées des camps de Aïn el-Héloué et Miyé-Miyé. Dans la Békaa également, le reconfinement était largement respecté au premier jour, rapporte notre correspondante Sarah Abdallah. Cette situation a également été observée au Nord, à Batroun et Tripoli comme au Sud, à Tyr. 

Cependant, selon la municipalité de Ghobeyri, les règles du bouclage ont été respectées à seulement 70% dans cette région. Des garagistes ont par exemple fermé leurs portes mais les employés travaillaient toujours à l'intérieur. Le confinement n'a pas non plus été respecté dans la rue principale de Sabra malgré la présence de la police. Selon des images diffusées par la LBCI, l'on voit une foule se déplacer dans cette rue à pied.

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Les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont dressé plusieurs barrages dans les villes du pays, sur les autoroutes et les routes secondaires. Toute personne ne portant pas le masque et ne respectant pas la circulation alternée était verbalisée par les policiers. De même pour les commerçants qui ont ouvert leurs échoppes. Sur leur compte Twitter, les FSI ont annoncé avoir dressé durant la journée, et jusqu'à 19h, 2.184 amendes à l'encontre de contrevenants qui ne respectaient pas les mesures imposées par les autorités. La police libanaise a également publié des photos affirmant avoir pris des "mesures renforcées à Baalbeck et dans la banlieue-sud".

Selon le bilan officiel publié samedi par le ministère de la Santé, 1.660 cas supplémentaires de contamination (dont six en provenance de l'étranger) et 10 nouveaux décès ont été recensés durant les dernières 24h. Ces chiffres font grimper à 104.267 le total des cas enregistrés depuis février dernier, au nombre desquels 806 décès et 59.045 guérisons. Parmi les personnes toujours contaminées à ce jour, 845 sont hospitalisées, dont 310 aux soins intensifs.

Un premier confinement en mars avait permis de juguler la pandémie. Mais avec le relâchement estival, la réouverture des commerces, puis l'explosion dévastatrice du 4 août au port de Beyrouth qui a bouleversé le Liban, les cas de contamination sont repartis à la hausse. Ce deuxième confinement, prévu jusqu'à fin novembre, sera prolongé en cas de nécessité, selon les autorités. Celles-ci craignent un effondrement du système de santé en raison d'une saturation du nombre de lits en soins intensifs et d'un nombre élevé de contaminations au sein du corps médical.

Vendredi soir, lors d'une allocution aux Libanais, le Premier ministre sortant, Hassane Diab, avait appelé les Libanais à respecter le reconfinement, disant privilégier la vie et la santé à l'économie. Pas sûr que ses arguments puissent convaincre une population lasse et un secteur économique opposé à ce reconfinement, alors que le pays continue de sombrer dans une grave crise économique depuis plus d'un an.

A l'issue d'une première journée d'un reconfinement qui doit durer deux semaines, jusqu'au 30 novembre, en vue de lutter contre l'augmentation en flèche des cas de Covid-19, le ministre libanais de la Santé Hamad Hassan a affirmé samedi soir que les mesures mises en place par les autorités ont été respectées à 90%. Un couvre-feu est instauré de 17h à 05h et la circulation alternée des véhicules en fonction de leurs plaques d'immatriculation a été décrétée. L'aéroport de Beyrouth, les ports et les postes frontières restent ouverts et les secteurs vitaux continuent de fonctionner.C'est dans une déclaration à la LBCI que M. Hassan a assuré que le confinement a été respecté à 90%. Il a en outre précisé que son ministère est en contact avec les hôpitaux privés et qu'il espère qu'ils se...
commentaires (2)

Il est toujours en place le premier technocrate démissionnaire ? On en a connu des incompetents mais franchement lui, il mérite l’Oscar toutes catégories confondues

Lecteur excédé par la censure

10 h 37, le 15 novembre 2020

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Commentaires (2)

  • Il est toujours en place le premier technocrate démissionnaire ? On en a connu des incompetents mais franchement lui, il mérite l’Oscar toutes catégories confondues

    Lecteur excédé par la censure

    10 h 37, le 15 novembre 2020

  • Taisez vous,Mr Diab...ma santé,je m en occupe... OCCUPEZ vous de l économie et de la corruption ici qui nous a tué!! alors,ou est la santé et celle de ma famille,et du peuple libanais,pas "syrien" ici??

    Marie Claude

    08 h 54, le 15 novembre 2020

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