Le ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, a indiqué dans un bref communiqué hier que deux millions de timbres fiscaux ont été mis en circulation mardi. Cette annonce intervient quatre jours seulement après celle d’un accord entre le Trésor et l’armée libanaise, qui a accepté d’imprimer 20 millions de timbres fiscaux. L’accord devrait permettre au Liban, qui connaît une pénurie de timbres depuis juillet, de combler les besoins du pays pendant « six mois », a affirmé à L’Orient-Le Jour une source proche du dossier.
L’impression des timbres était auparavant confiée à une entreprise privée suite à un accord avec le ministère des Finances. Or, lorsque le dernier contrat est arrivé à échéance il y a quatre mois, un appel d’offres a été lancé pour la première fois selon cette même source. La société Edit.Ink, qui a facturé ses services à 8,14 milliards de livres, a remporté cet appel d’offres, auquel ont aussi participé l’entreprise Inkprit, qui a proposé un prix de 9,41 milliards de livres, ainsi que Green Glory dont l’offre s’élevait à 41,1 milliards de livres.
Le résultat a toutefois été annulé par la Cour des comptes en octobre, du fait du « prix moyen élevé du timbre », peut-on lire sur le site de la cour. En effet, il s’élève à 49,95 livres s’il est imprimé par Edit.Ink, alors que son coût reviendrait à 19,32 livres si l’armée l’imprimait. Cela représente « 5 milliards de dollars » de pertes pour l’État selon la Cour des comptes. À l’heure de passer sous presse, L’Orient-Le-Jour n’avait pas pu obtenir plus de précisions de la part des entreprises concernées.


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