Dans un entretien accordé hier à L’Orient-Le Jour, suite à une déclaration faite à la station de radio Voix du Liban, le ministre sortant de l’Agriculture, Abbas Mortada, a confirmé avoir octroyé des permis pour l’importation de viande de poulet congelée. En conséquence, ce sont quelque 2 000 tonnes de viande blanche qui seront importées, dont « la grande majorité sont des blancs de poulet ». « Ces permis sont valides jusqu’au 15 décembre, mais nous n’hésiterons pas à octroyer de nouveaux permis si cela s’avère nécessaire », indique-t-il.
Un revirement à 180 degrés par rapport à sa décision d’interdire les importations de poulet, prise début mars. Ce changement de position, le ministre l’explique par sa volonté de garantir la « sécurité alimentaire » des citoyens, alors que les producteurs libanais ne respectaient pas les tarifs imposés, il y a plus d’un mois, par les ministères de l’Économie et de l’Agriculture.
Cette quantité « minime » a pour but de « pallier à court terme le déséquilibre entre l’offre et la demande afin d’ajuster les prix, pour que les producteurs locaux aient le temps d’augmenter leur production. Mais dès que cette décision a commencé à être appliquée, nous avons remarqué une baisse immédiate des prix, alors que les quantités importées n’ont même pas eu le temps d’arriver au Liban. Cela suppose que les grands acteurs disposaient déjà de stocks de viande de poulet et qu’ils ont été en mesure d’augmenter immédiatement leur offre », explique le ministre sortant.
« En tant que ministère de l’Agriculture, il est de notre devoir de protéger les éleveurs de volailles, mais il ne faut pas que cela se fasse aux dépens des consommateurs », conclut-il.


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