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Économie - Contrôle Des Capitaux

La SGBL fait le point sur une procédure lancée par un de ses clients à son encontre

La Société générale de Banque au Liban (SGBL) a communiqué hier sur les grandes lignes d’une procédure lancée le 28 mai dernier à son encontre par un de ses clients, Talal Abou Ghazalé, concernant un refus de la banque de transférer 23 millions de dollars déposés au Liban dans un compte en Jordanie et dont les contours ont fuité sur internet.

Le juge d’exécution de Beyrouth, Fayçal Makki, a rendu deux décisions cette semaine, en attendant le jugement sur le fond : une première, jeudi, ordonnant une saisie conservatoire des avoirs de la SGBL, de son dirigeant Antoun Sehnaoui et de plusieurs membres du conseil d’administration, dont Ishak Hanna et Pierre Kamel ; et une seconde, hier, pour lever ce gel contre le dépôt d’un chèque de « 1 035 000 dollars », un montant fixé lors de la première décision en garantie des dommages et intérêts réclamés par le plaignant.

La SGBL avait déposé le chèque en question jeudi. Le juge a, lui, ordonné son dépôt dans un compte bancaire ouvert au nom du « bureau exécutif de Beyrouth » avant de lever la saisie. « Toutefois, et dans l’attente de la décision définitive de la mainlevée de la saisie, le juge a décidé de notifier la demande de la SGBL au (plaignant), à charge pour ce dernier de rapporter ses observations dans un délai de cinq jours (ouvrables, NDLR) », a précisé la banque dans un communiqué. Elle prévoit de s’opposer à la saisie en justice, considérant l’action du plaignant infondée.

Il ne s’agit pas de la première tentative des déposants de récupérer leur argent bloqué dans les banques libanaises qui appliquent depuis plus d’un an des restrictions sur les retraits et les transferts à l’étranger en devises. En effet, en l’absence d’une loi instituant un contrôle formel des capitaux au Liban, réclamée depuis près d’un an par de nombreux observateurs et experts, plusieurs déposants ont porté plainte contre les banques libanaises dans des tribunaux libanais et étrangers. Certaines d’entre elles se sont réglées à l’amiable sans que l’on ait connaissance des détails de l’accord, et d’autres sont toujours en cours.


La Société générale de Banque au Liban (SGBL) a communiqué hier sur les grandes lignes d’une procédure lancée le 28 mai dernier à son encontre par un de ses clients, Talal Abou Ghazalé, concernant un refus de la banque de transférer 23 millions de dollars déposés au Liban dans un compte en Jordanie et dont les contours ont fuité sur internet.Le juge d’exécution de Beyrouth, Fayçal Makki, a rendu deux décisions cette semaine, en attendant le jugement sur le fond : une première, jeudi, ordonnant une saisie conservatoire des avoirs de la SGBL, de son dirigeant Antoun Sehnaoui et de plusieurs membres du conseil d’administration, dont Ishak Hanna et Pierre Kamel ; et une seconde, hier, pour lever ce gel contre le dépôt d’un chèque de « 1 035 000 dollars », un montant fixé lors de la...
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