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Nos lecteurs ont la parole

Souriez... Vous allez être tués

Dans un livre, les dernières paroles de la victime d’un assassinat avaient été : « Ce n’est pas réel… » Juste après, le meurtrier lisait au haut du lit : « Vous vous souviendrez de mes derniers mots. »

Faut-il en rire en y voyant de l’humour noir ? Ou ces quelques phrases dans un livre fantasmagorique ne sont-elles que le pâle reflet d’un pays à l’agonie ?

Reprenons-nous !

Positivons !

Sourions ! Il faut sourire. Non, non, pas ce sourire ironique, sarcastique, vicieux et malfaisant que vous faites en lisant ces quelques mots et en vous disant inconsciemment : « Encore un fou qui y croit ! »

Eh bien oui, j’y crois ! N’en déplaise à mes détracteurs ! J’y crois car, justement, ce n’est pas réel. Ce n’est pas la vérité que l’on vit, mais juste un mauvais rêve. Souriez car tout ce que vivez est irréel et relève du fantastique et de films à succès de Kusturica ou des bandes dessinées d’Enki Bilal.

Plus loin ! Plus fort ! Plus haut ! Souriez et entraînez-vous devant le miroir le matin à faire la gigantesque bouche d’Angelina Jolie en vous disant que, malgré tout, vous êtes beau, vous êtes jeune, vous êtes puissant, vous êtes vaillant et vous êtes tous les bons qualificatifs de la planète. Ouvrez le dictionnaire et cherchez où il y a de beaux mots qui vous feront plaisir (quitte à ce que ce soit jouissance, extase ou orgasme tant que ça peut vous faire plaisir, foncez). Souriez car vous vous croyez arrivé au fond de l’abîme. Mais, comme d’habitude, nous remonterons la pente, gouvernement ou pas, dollars ou pas, euros ou pas, corona ou pas. Une chose est sûre : vous ne devez jamais oublier que tout a son contraire, même dans la négativité.

Souriez… Vous allez être tués. Mais non ! Rappelez-vous ces dernières paroles. Car le meilleur moyen de lutter contre le mal, dans toutes ses formes, est de sourire encore et toujours. Un vrai sourire ! Pas un sourire triste ou forcé.

L’important n’est pas seulement de sourire, mais aussi arriver à faire sourire les autres. Un simple rictus peut changer une journée.

Vous vous tuerez si vous ne souriez pas.

Souriez à la vie et à ce qui vous reste comme biens.

Souriez encore et toujours. Plus vous souriez, plus vous irez mieux et, ironie du sort, drôle de vie, vous en tuerez d’autres.

Souriez ! Oubliez les journaux et vos désirs d’exil. Il n’y a pas de terre promise. Il y a ce qu’on décide de vivre et une fois la décision prise, aussi dure fût-elle, continuez à sourire.

Regardez autour de vous, le pays claudique un peu moins (très peu, certes, mais c’est déjà ça). Nous arriverons à un résultat. Peu importe quand et comment. Les études économiques concernant le Liban le prédisent… et Michel Hayeck aussi d’ailleurs (ne minimisons pas sa tâche énorme dans la reprise économique des ménages et sa vision florissante d’un Liban où les banques iront à la recherche de leurs clients pour leur distribuer toutes les devises qu’ils veulent).

Maintenant, après tout, il ne faut pas se leurrer non plus. Souriez, mais pas devant l’analphabétisme, l’incompréhension et le manque d’esprit analytique mû par l’animosité des uns et des autres. Mais je ne veux pas rentrer dans ce genre de considérations.

De mon côté, je souris et sourirai toujours.

Souriez ! C’est irréel ! Vous vous souviendrez de mes derniers mots ! Peut-être un jour, peut-être jamais !

Souriez !

Souriez !

Souriez !

Cheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeese !

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Dans un livre, les dernières paroles de la victime d’un assassinat avaient été : « Ce n’est pas réel… » Juste après, le meurtrier lisait au haut du lit : « Vous vous souviendrez de mes derniers mots. »Faut-il en rire en y voyant de l’humour noir ? Ou ces quelques phrases dans un livre fantasmagorique ne sont-elles que le pâle reflet d’un pays à l’agonie ? Reprenons-nous ! Positivons ! Sourions ! Il faut sourire. Non, non, pas ce sourire ironique, sarcastique, vicieux et malfaisant que vous faites en lisant ces quelques mots et en vous disant inconsciemment : « Encore un fou qui y croit ! » Eh bien oui, j’y crois ! N’en déplaise à mes détracteurs ! J’y crois car, justement, ce n’est pas réel. Ce n’est pas la vérité que l’on vit, mais juste un mauvais...
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