Rechercher
Rechercher

Coronavirus

Le Liban se rapproche des 2.000 cas détectés en 24h

La barre des 600 décès franchie.


Le Liban se rapproche des 2.000 cas détectés en 24h

Un membre du corps médical libanais dans un laboratoire d'analyses sur le coronavirus, le 1er octobre 2020 à l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth. Photo REUTERS/Issam Abdallah

Le Liban se rapproche dangereusement des 2.000 cas de coronavirus par jour après avoir enregistré, pour la deuxième journée consécutive, un bilan de plus de 1 800 contaminations. Selon le dernier bilan quotidien publié mercredi par le ministère de la Santé, le pays a enregistré ces dernières 24 heures 1.850 nouveaux cas (dont 11 en provenance de l’étranger) et douze nouveaux décès. Le nombre de contaminations cumulées s’élève désormais à 75.845 et un total de 602 décès. En tout, 37.887 patients se sont rétablis, alors que 760 personnes sont encore hospitalisées, dont 245 en soins intensifs.

"Deuxième vague"
Dans la matinée, le leader druze Walid Joumblatt a prévenu que la deuxième vague n'en est "qu'à ses débuts", insistant notamment sur l'importance de la prévention et du port du masque. "Il semble que la vague du coronavirus n'en est qu'à ses débuts. La maladie envahit partout les villages et les villes, et les choses vont se compliquer encore plus avec l'arrivée de l'hiver", a écrit M. Joumblatt sur Twitter. "Il n'y a pas de traitement à terme, sauf la prévention, le masque, l'isolement volontaire, la solidarité sociale, la prise de conscience et la coordination entre les ministères et les agences (de sécurité)", a-t-il ajouté. Le mohafez a rappelé qu'actuellement, les villes de Hermel et Hoch al-Rafka sont elles aussi bouclées.

Mardi, le docteur Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth qui est en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, a estimé qu'il y avait un "vrai ralentissement" dans la propagation du Covid-19, prévenant toutefois que le virus n'était toujours pas sous contrôle.

Le Liban est entré lundi dans sa quatrième semaine de bouclage partiel, une stratégie adoptée fin août par le comité interministériel pour le suivi du Covid-19 à la suite de laquelle des zones classées rouges au baromètre de l’épidémie sont fermées une semaine durant. En recourant à cette stratégie de bouclage localisé, le gouvernement espère freiner – voire vaincre – la propagation de l’épidémie qui ne cesse de gagner du terrain. En outre, les bars et boîtes de nuit sont également fermés sur l’ensemble du territoire jusqu’à nouvel ordre, alors que le secteur touristique paie déjà un lourd tribut après la double explosion du 4 août au port de Beyrouth qui a ravagé des pans entiers de la capitale.

Dans ce contexte, le mohafez du Mont-Liban, Mohammad Mekkawi, a ordonné le bouclage pour une semaine des localités de Ammatour et Naamé-Haret al-Naamé, dans le Chouf. Il a également ordonné l'annulation de tous les événements sociaux dans les villages de l'Iqlim al-Kharroub nord et sud et la fermeture d'une série de commerces dans ces localités. Le mohafez de Baalbeck-Hermel Bachir Khodr a pour sa part décidé de boucler le village de Deir el-Ahmar après le signalement de plusieurs cas. Bachir Khodr a encore prévenu que "si le nombre de contaminations continuait à augmenter à Baalbeck", il serait "dans l"obligation de décréter son bouclage".

A l'opposé, le syndicat des propriétaires de restaurants, cafés, cabarets et pâtisseries au Liban s'est félicité mercredi des chiffres de la société de contrôle de qualité GWR Consulting qui indiquent que le taux de respect des mesures de prévention contre la propagation du virus mises en place par le secteur s'élève à 84%.


Le Liban se rapproche dangereusement des 2.000 cas de coronavirus par jour après avoir enregistré, pour la deuxième journée consécutive, un bilan de plus de 1 800 contaminations. Selon le dernier bilan quotidien publié mercredi par le ministère de la Santé, le pays a enregistré ces dernières 24 heures 1.850 nouveaux cas (dont 11 en provenance de l’étranger) et douze nouveaux...

commentaires (0)

Commentaires (0)