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Société - Justice

Saqiet el-Janzir : le dossier est aux mains de la juge d’instruction militaire

Cinq personnes, dont deux officiers et un agent de sécurité, sont poursuivies par le parquet.

Saqiet el-Janzir : le dossier est aux mains de la juge d’instruction militaire

Des jeunes en scooter fermant une route de Beyrouth, après un incident à Saqiet el-Janzir impliquant la sécurité de l'Etat. Photo agence Markazia

L’affaire de l’incident sécuritaire de Saqiet el-Janzir à Beyrouth survenu le 25 avril, lors de l’arrestation par des agents de la Sécurité de l’État d’un exploitant de générateurs électriques soupçonné d’imposer des tarifs excessifs à ses clients, Hassan Itani, est d’ores et déjà aux mains de la première juge d’instruction militaire, Ghada Abou Alouane.

La descente effectuée par la Sécurité de l’État dans ce quartier sunnite de la capitale avait dégénéré en affrontements entre la patrouille et des habitants. Un agent du service avait alors tiré en l’air pour disperser des sympathisants de M. Itani, qui s’étaient interposés avec violence afin d’empêcher son arrestation.

Le commissaire du gouvernement auprès du Tribunal militaire, Claude Ghanem, a déféré le dossier à la juge Abou Alouane, mettant en mouvement l’action publique contre des membres des deux parties protagonistes, engageant ainsi des poursuites contre deux officiers pour manquement aux obligations militaires. Le premier est le chef de la « force de frappe » au sein de la Sécurité de l’État, Mohammad Chreim, ainsi que le chef de l’opération menée sur le terrain. Selon nos informations, ce dernier avait contacté M. Chreim, alors qu’il se trouvait, avec plusieurs agents sécuritaires devant le café où était installé Hassan Itani en compagnie de nombreuses personnes. Il lui avait signalé que son équipe et lui-même semblaient avoir été repérés malgré le fait qu’ils étaient en tenue civile. Le chef de la force de frappe lui a ordonné de poursuivre l’opération, lui demandant toutefois d'attendre que le nombre de personnes autour de Itani diminue après la sortie du café. Cependant, même avec un nombre réduit, le risque demeurait important que l’arrestation suscite des remous ou mette en danger les agents ainsi que les personnes présentes. Une source judiciaire indique, dans ce cadre, qu'une loi impose aux responsables d’évaluer soigneusement les circonstances d’une opération afin de ne pas exposer au danger les agents ou la personne visée.

Outre ces deux officiers, un agent de sécurité fait également l’objet de poursuites car il est soupçonné d’avoir ouvert le feu à maintes reprises lors de l’arrestation. Le juge Ghanem a ordonné sa mise en détention provisoire, tandis que ses deux supérieurs ont été laissés en liberté.

Hassan Itani et un autre civil qui l’accompagnait demeurent également en liberté. Ils sont poursuivis pour résistance violente aux agents de sécurité pendant l’exercice de leurs fonctions. Les cinq prévenus devront désormais attendre l’issue de l’instruction que la juge Abou Alouane ouvrira prochainement. À son terme, il sera décidé pour chacun d’eux soit d’un non-lieu, soit de l’émission d’un acte d’accusation entraînant leur renvoi devant le Tribunal militaire.

L’affaire de l’incident sécuritaire de Saqiet el-Janzir à Beyrouth survenu le 25 avril, lors de l’arrestation par des agents de la Sécurité de l’État d’un exploitant de générateurs électriques soupçonné d’imposer des tarifs excessifs à ses clients, Hassan Itani, est d’ores et déjà aux mains de la première juge d’instruction militaire, Ghada Abou Alouane.La descente effectuée par la Sécurité de l’État dans ce quartier sunnite de la capitale avait dégénéré en affrontements entre la patrouille et des habitants. Un agent du service avait alors tiré en l’air pour disperser des sympathisants de M. Itani, qui s’étaient interposés avec violence afin d’empêcher son arrestation. Lire aussi Incident à Saqiet el-Janzir : l’enquête du parquet en cours d’achèvement Le commissaire du...
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