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Hommage

Dr Aimée Nasser, un tissage de douceur et de force

« Ma chère Aimée, mes sincères condoléances. Ça m’a tellement attristée. Je lui devais ma vie. Que Dieu ait son âme. Avec toute mon affection... »

Ce message que j’ai reçu parlait de toi, mais surtout, en quelques secondes, il a incarné cette intensité exceptionnelle que nous ressentions autour de toi. J’écris « nous » parce que nous étions nombreux à la sentir, et elle nous imprégnait. Elle était en même temps un tissage de douceur, de force, de fierté, de prouesse, d’humilité et de défi, une sorte de lutte permanente et d’angoisse discrète pour t’assurer que les choses avaient été bien faites et qu’elles étaient justes.

J’étais émerveillée face à ta résilience malgré les adversités rencontrées, heureuse pour les moments de « gloire » que tu as connus, et à genoux face à ton dévouement, ta disponibilité sans limite et ta bravoure stoïque lorsque des parents inquiets pour leurs enfants faisaient appel à toi ou lorsque des personnes en désarroi sollicitaient ton aide. Ton nom a sillonné le Liban grâce à ton courage, ta gentillesse, ton professionnalisme et ton sens de la responsabilité. Ta gratitude envers tes collègues et ton mentor professionnel feu le professeur Ernest Majdalani m’a toujours servi d’exemple pour apprendre à tisser cette étoffe dont tu étais faite.

Tu appréciais le beau et valorisais la culture, le travail et la connaissance, les êtres chers et les êtres tout court.

Cette année qui a précédé ton grand départ, j’ai eu la chance de te connaître plus, de te connaître mieux, et tu me l’as si bien rendu par tes mots si doux et tes prières qui accompagneront ma vie désormais. Je sais que la vie se faisait lourde les derniers temps sur tes épaules et sur ton cœur, mais je sais aussi qu’il y avait des lueurs d’apaisement qui te faisaient sourire et habillaient tes yeux de tendresse et d’un infini amour, et là, j’aurais voulu que le temps s’arrête et que je puisse te quitter avec cette sérénité. Le plus dur au monde, c’est la séparation.Tu vas nous manquer, tu vas me manquer, j’aurais voulu que tu restes plus, un peu plus, mais de toute façon, lorsqu’il s’agit de grand départ, il n’y a jamais de bons moments.

Hommage et douces caresses à toi, tante Aimée ; je porte ton nom, papa a bien choisi !



« Ma chère Aimée, mes sincères condoléances. Ça m’a tellement attristée. Je lui devais ma vie. Que Dieu ait son âme. Avec toute mon affection... »

Ce message que j’ai reçu parlait de toi, mais surtout, en quelques secondes, il a incarné cette intensité exceptionnelle que nous ressentions autour de toi. J’écris « nous » parce que nous étions...