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Sinistres

Des dizaines d’hectares d’espaces verts sont partis en fumée

Des conditions climatiques défavorables font redouter un scénario catastrophe identique à l’année dernière

Des dizaines d’hectares d’espaces verts sont partis en fumée

De la fumée se dégageant des forêts du Akkar, comme ici à Bzal, est visible de loin. Photo ANI

À la même période l’année dernière, de gigantesques incendies ravageaient le peu d’espaces verts qui restent encore au Liban, provoquant une immense colère populaire qui a explosé lorsque toute l’incurie officielle a été mise en relief par le désastre : insuffisance de moyens humains, insuffisance de matériels pour la lutte contre les incendies, querelle politico-communautaire autour de la nomination de gardes forestiers dont le rôle est pourtant essentiel dans la prévention des feux de forêt et négligence au niveau de l’entretien de trois hélicoptères spéciaux pour la lutte contre le feu, des Sikorsky, acquis depuis 2009 mais qui se sont finalement avérés inadaptés aux paysages escarpés libanais.

Un an plus tard, le Liban crame. Les sinistres sont certes moins virulents que l’année précédente, mais leur étendue est très large. Ils restent plus ou moins maîtrisables, mais leurs effets sur la flore n’en sont pas moins ravageurs. La chaleur élevée, la sécheresse et les vents chauds qui sévissent depuis quelques jours déjà font que des dizaines d’hectares d’espaces verts sont partis en fumée.

En octobre 2019, l’ancien ministre de l’Environnement, Fady Jreissati, avait pour projet de sonder la possibilité d’acquérir auprès de l’Espagne des hélicoptères très évolués, équipés pour la lutte contre le feu. Le soulèvement populaire et tous les bouleversements politiques qui ont suivi ont cependant mis ce projet en veilleuse.

Aujourd’hui, le Liban est toujours aussi démuni face à l’ampleur du sinistre et c’est avec les moyens de bord que la Défense civile et les habitants des zones ravagées par les flammes essaient de maîtriser celles-ci. Des vidéos qui ont fait le tour des réseaux sociaux montraient hier des hommes munis de grosses branches avec lesquelles ils essayaient d’éteindre à Niha (Chouf) le feu qui s’étendait à une vitesse effarante. Les flammes menaçaient de gagner les habitations dans le périmètre de plusieurs villages dans les cazas de Tyr, Jezzine et le Chouf ainsi qu’au Akkar où le feu s’approchait dangereusement du dépotoir de Srar, menaçant ainsi d’une autre catastrophe sanitaire si jamais les déchets entreposés depuis des années sur ce site venaient à prendre feu.

La Défense civile a annoncé avoir réussi à maîtriser plusieurs feux de forêt mais leur nombre et les conditions climatiques sont tels qu’on redoute aujourd’hui le même scénario catastrophe que l’année dernière, d’autant que ce n’est qu’à partir de cet après-midi que la sécheresse commencera progressivement à tomber.


À la même période l’année dernière, de gigantesques incendies ravageaient le peu d’espaces verts qui restent encore au Liban, provoquant une immense colère populaire qui a explosé lorsque toute l’incurie officielle a été mise en relief par le désastre : insuffisance de moyens humains, insuffisance de matériels pour la lutte contre les incendies, querelle...

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