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Économie - Banques

La Ligue des déposants dénonce les commissions prélevées sur les remboursements de prêts

La Ligue des déposants a demandé hier dans un communiqué aux banques libanaises d’arrêter de collecter des commissions sur les remboursements des prêts octroyés en dollars et payés en livres. Contacté par L’Orient-Le Jour, un des membres fondateurs de la Ligue des déposants, Fouad Debs, a indiqué qu’elles peuvent atteindre « jusqu’à 15 % des mensualités ». Cette nouveauté ne s’applique actuellement « que » pour les crédits octroyés en livres, alors que les banques insistent pour obtenir le remboursement des prêts octroyés en dollars dans cette même monnaie, ponctionnée sur un compte bancaire en dollars ou « dollars libanais » sur lequel s’appliquent des restrictions. Ces dollars peuvent être retirés en livres, une seule fois par mois, à un taux de 3 900 livres pour un dollar, alors que le taux sur le marché noir flirte avec les 9 000 livres.

C’est à travers la circulaire n°568 publiée en août que la Banque du Liban a permis aux banques de refuser le remboursement de prêts en livres si le déposant possède un compte en dollars. « Or c’est totalement illégal de ne pas accepter la livre qui est la monnaie nationale », s’exclame Fouad Debs. De plus, selon la hiérarchie des normes, la Constitution libanaise, qui prône l’égalité entre les citoyens, « s’impose sur une circulaire de la BDL » et interdit de différencier les déposants en fonction de leurs comptes bancaires.

La ligue, qui assiste les déposants dans les procédures bancaires, a enfin menacé les établissements de crédit de poursuites judiciaires.


La Ligue des déposants a demandé hier dans un communiqué aux banques libanaises d’arrêter de collecter des commissions sur les remboursements des prêts octroyés en dollars et payés en livres. Contacté par L’Orient-Le Jour, un des membres fondateurs de la Ligue des déposants, Fouad Debs, a indiqué qu’elles peuvent atteindre « jusqu’à 15 % des mensualités ». Cette nouveauté ne s’applique actuellement « que » pour les crédits octroyés en livres, alors que les banques insistent pour obtenir le remboursement des prêts octroyés en dollars dans cette même monnaie, ponctionnée sur un compte bancaire en dollars ou « dollars libanais » sur lequel s’appliquent des restrictions. Ces dollars peuvent être retirés en livres, une seule fois par mois, à un taux de 3 900...
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