Plus de 7 500 emplois dans la finance ont été délocalisés du Royaume-Uni vers l’Europe à ce jour à cause du Brexit et depuis le référendum sur la sortie de l’UE en 2016, estime le cabinet Ernst & Young (EY) dans une étude publiée hier. EY souligne par ailleurs que 24 entreprises financières ont déclaré qu’elles allaient transférer des actifs du Royaume-Uni vers l’Union européenne, sans en publier la valeur, mais le cabinet de conseil évalue leur montant à « plus de 1 200 milliards de livres (1 548 milliards de dollars) ». Il y a un an environ, EY avait évoqué 7 000 emplois dans une étude équivalente.
Par ailleurs, « depuis le référendum, 44 sociétés ont annoncé des plans pour embaucher localement ou créer de nouveaux rôles en Europe, ce qui représente plus de 2 850 emplois », précise EY, avec quelque 400 embauches depuis le début de l’année à Dublin, au Luxembourg, Francfort et Paris principalement. Les banques installées au Royaume-Uni, pour l’essentiel à Londres, ont demandé à obtenir des licences en Europe continentale pour continuer à servir leurs clients des deux côtés de la Manche.


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