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Campagne de sensibilisation

À Majdel Anjar, les patients guéris du Covid-19 témoignent

Ce village de 20 000 habitants situé dans le centre de la Békaa a été le premier touché dans cette région, ce qui a requis des décisions drastiques de la part de son conseil municipal.

À Majdel Anjar, les patients guéris du Covid-19 témoignent

Zeina Farah, du ministère de la Santé, au cours de la campagne de sensibilisation vendredi dernier. Photo fournie par la municipalité de Majdel Anjar

Au printemps dernier, tandis que le Covid-19 commençait à se répandre au Liban, plus de 120 habitants de Majdel Anjar contractaient le coronavirus. Ce village de la Békaa centrale devenait ainsi le premier, dans cette région, à être autant touché et à prendre des mesures drastiques contre la propagation du virus.

Vendredi dernier, les habitants guéris ont été invités à participer à une campagne de sensibilisation menée par le ministère de la Santé dans plusieurs localités comme Hallaniyé à Baalbeck ou encore Bécharré au Liban-Nord, en collaboration avec les municipalités. Une campagne d’autant plus nécessaire que le nombre de cas n’en finit plus de grimper ces derniers temps au Liban. Face à la propagation du virus, la sensibilisation aux gestes barrières reste le meilleur rempart contre l’aggravation de la situation sanitaire.

Face à la multiplication des cas de coronavirus dans son périmètre dès mai, Majdel Anjar a pris très tôt des précautions telles que l’interdiction d’accès pour les étrangers au village ainsi que les précautions sanitaires d’usage. C’est au prix d’efforts importants que ce village de 20 000 habitants a relativement bien réussi à ralentir le rythme de la propagation de la maladie au sein de sa population.

Au cours de la campagne de sensibilisation vendredi, Saïd Yassine, président du conseil municipal, a expliqué la teneur des mesures prises par son institution. « Au plus fort de la pandémie, nous avons totalement isolé le village durant 14 jours, ce qui nous a permis d’inverser quelque peu la tendance, a-t-il déclaré. Nous avons, à différents moments, instauré un couvre-feu voire une interdiction totale de circuler. Sur un plan social, nous avons créé des comités en collaboration avec la société civile et les hommes de religion, en vue de collecter des fonds pour assurer de la nourriture aux personnes touchées, qu’elles soient libanaises ou syriennes, et en vue de prendre des mesures pour ralentir la propagation. »

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« Le coronavirus n’est pas un jeu, il faut rester prudent, renchérit Talih Hammoud, qui effectue la coordination entre le ministère et la municipalité de Majdel Anjar. Il faut éviter de s’approcher des membres de sa famille et de ses amis, et s’isoler à la maison s’il n’y a pas de nécessité de se faire hospitaliser. » Au sein du village, les symptômes les plus communs ont été « une difficulté respiratoire, une température élevée, des migraines, la diarrhée et l’asthénie », poursuit-il. Si la très grande majorité des malades s’en sont sortis, deux décès sont à déplorer, une habitante âgée et un homme de 67 ans.

Parmi ceux qui ont guéri figure Adnane, 50 ans. Cet homme ainsi que sept membres de sa famille, également contaminés, sont restés confinés à la maison durant un mois. « J’ai su que j’étais contaminé parce que j’avais de la fièvre, raconte-t-il à L’OLJ. Nous sommes tous guéris maintenant. Mais à un niveau national, la situation ne fait qu’empirer. Il faut vraiment prendre des précautions et éviter les rassemblements. »

Halimé Yassine, 64 ans, a été contaminée ainsi que sa fille mariée, qui est restée confinée 20 jours. Elle-même a été hospitalisée onze jours. « La municipalité a suivi mon cas de près, me contactant tous les jours, m’envoyant de la nourriture et s’acquittant du coût du PCR, dit-elle à L’OLJ. Le virus m’a causé une très grande fatigue et une forte fièvre. Je conseille aux personnes contaminées de rester chez elles, de boire beaucoup de liquides, de manger sain et de tenter de se soigner à la maison, ce qui leur évitera l’hospitalisation. »

« Ma grande hantise, expliquait encore Saïd Yassine vendredi dernier, était que le nombre de décès augmente sensiblement, comme cela a été le cas en Italie et ailleurs en Europe. Cela nous a poussés à prendre des décisions audacieuses. Aujourd’hui, les résultats sont là : nous voilà pratiquement à 0 % de contaminations. »


Au printemps dernier, tandis que le Covid-19 commençait à se répandre au Liban, plus de 120 habitants de Majdel Anjar contractaient le coronavirus. Ce village de la Békaa centrale devenait ainsi le premier, dans cette région, à être autant touché et à prendre des mesures drastiques contre la propagation du virus.

Vendredi dernier, les habitants guéris ont été invités à...

commentaires (1)

Voila c'est bien qu'ils ont surmonte cette difficulte par leur solidarite entre eux. Il y a un video de TL (TeleLiban) qui montre des images suberbes de la plaine fertile de la Bekaa. : Anjar et Majdel Anjar. Voir http://www.teleliban.com.lb/replay.php?id=2981&show=20 et c'est le maire Saïd Yassine dont on parle dans cet article, qui presente le village a partir de la minute 14:00 14:53. C'est un des tresors historiques du pays, je trouve, la mosquee de l'epoque ommayade du village de Majdel Anjar.

Stes David

11 h 33, le 28 septembre 2020

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Commentaires (1)

  • Voila c'est bien qu'ils ont surmonte cette difficulte par leur solidarite entre eux. Il y a un video de TL (TeleLiban) qui montre des images suberbes de la plaine fertile de la Bekaa. : Anjar et Majdel Anjar. Voir http://www.teleliban.com.lb/replay.php?id=2981&show=20 et c'est le maire Saïd Yassine dont on parle dans cet article, qui presente le village a partir de la minute 14:00 14:53. C'est un des tresors historiques du pays, je trouve, la mosquee de l'epoque ommayade du village de Majdel Anjar.

    Stes David

    11 h 33, le 28 septembre 2020