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Iran

L'Iran raille "l'isolement maximal" de Washington après son annonce d'un retour des sanctions

Pompeo promet que des "mesures" américaines seraient annoncées contre "ceux qui violent les sanctions de l'ONU".

L'Iran raille

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. AFP / Jure Makovec

L'Iran a raillé dimanche "l'isolement maximal" des Etats-Unis après leur proclamation unilatérale d'un retour des sanctions de l'ONU contre Téhéran, une démarche américaine rejetée par Moscou et les pays européens parties prenantes de l'accord sur le nucléaire. Les Etats-Unis ont proclamé dans la nuit de samedi à dimanche que les sanctions des Nations unies contre l'Iran étaient de nouveau en vigueur, même s'ils sont presque les seuls au monde à estimer qu'elles le sont.

"Aujourd'hui, les Etats-Unis saluent le retour de quasiment toutes les sanctions de l'ONU contre la République islamique d'Iran auparavant levées", qui sont "à nouveau en vigueur" depuis dimanche 00H00 GMT, a annoncé le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. "Le monde entier dit que rien ne s'est passé. Cela s'est simplement passé dans le monde imaginaire" de M. Pompeo, a réagi Saeed Khatibzadeh, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse dimanche.

Pour le président iranien Hassan Rohani, la politique de "pression maximale" menée par l'administration de Donald Trump sur l'Iran s'est transformée en "isolement maximal" des Etats-Unis. "On peut dire que la pression maximale américaine contre l'Iran, dans sa dimension politique et juridique, s'est transformée en isolement maximal des Etats-Unis", a réagi M. Rohani lors d'une réunion télévisée.

"Aucun effet juridique"

Le geste de défi des Américains au reste du monde risque d'accroître les tensions internationales, surtout que le gouvernement de Donald Trump menace clairement de mettre en place un système de sanctions dites secondaires pour punir tout pays ou entité qui violerait ces sanctions. M. Pompeo a promis que des "mesures" américaines seraient annoncées contre "ceux qui violent les sanctions de l'ONU".

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Face à Téhéran, Washington fait cavalier seul

A six semaines de l'élection présidentielle où il brigue un second mandat, M. Trump pourrait dévoiler ces mesures lors de son discours mardi à l'Assemblée générale de l'ONU. Les autres grandes puissances, la Russie, la Chine mais aussi les alliés européens des Américains, contestent cette décision basée sur une manoeuvre juridique controversée.

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé une initiative américaine "illégitime" ne pouvant avoir "de conséquences légales internationales". Les chefs de la diplomatie française, allemande et britannique ont affirmé dans une déclaration commune que l'initiative était "sans effet en droit". Le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu dans un communiqué que "si les Etats-Unis mettent en oeuvre leurs menaces, directement ou via la coopération de certains de leurs alliés (...), ils seront responsables de toutes les conséquences dangereuses".

"La balle ne part pas"

Pour comprendre ce face-à-face spectaculaire entre la première puissance mondiale et le reste de la planète, il faut revenir un mois en arrière. Le gouvernement Trump essuie mi-août un revers retentissant au Conseil de sécurité dans sa tentative de prolonger l'embargo sur les armes conventionnelles visant Téhéran, qui expire en octobre.

Accusant dans une attaque d'une rare violence Paris, Londres et Berlin d'avoir "choisi de s'aligner sur les ayatollahs" au pouvoir en Iran, Mike Pompeo déclenche le 20 août la procédure de "snapback", censée rétablir un mois plus tard toutes les sanctions onusiennes contre l'Iran. Ces sanctions ont été levées en vertu de l'accord international conclu en 2015, lorsque Téhéran s'est engagé à ne pas se doter de l'arme nucléaire. Or le président Trump, jugeant insuffisant ce texte négocié par son prédécesseur Barack Obama, en a retiré avec fracas en 2018 les Etats-Unis, qui ont dans la foulée rétabli voire durci leurs propres sanctions bilatérales.

A présent, dans une pirouette juridique, les Etats-Unis invoquent leur statut de pays "participant" à cet accord pour activer le "snapback", ce que conteste la quasi-totalité des autres membres du Conseil de sécurité. Au vu de leur retrait de l'accord, les Etats-Unis "ne peuvent pas initier un retour des sanctions", a estimé Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne dans un communiqué. "Il ne va rien se passer", assure un diplomate à l'ONU. "C'est comme quand on appuie sur la gâchette et que la balle ne part pas."

Dans les rues de Téhéran dimanche, les Iraniens déploraient les conditions économiques déjà difficiles dans le pays. "Que les sanctions soient réimposées ou non, nous vivons dans une difficulté extrême", affirme Leila Zanganeh, une professeure d'arts martiaux. Danial Namei, architecte, estime que la situation ne peut empirer: "Nous traversons une période déjà difficile. Il n'y a rien de pire que le pire, après tout".



L'Iran a raillé dimanche "l'isolement maximal" des Etats-Unis après leur proclamation unilatérale d'un retour des sanctions de l'ONU contre Téhéran, une démarche américaine rejetée par Moscou et les pays européens parties prenantes de l'accord sur le nucléaire. Les Etats-Unis ont proclamé dans la nuit de...

commentaires (8)

Quelles lopes minables ces européens.

Je partage mon avis

23 h 33, le 20 septembre 2020

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Commentaires (8)

  • Quelles lopes minables ces européens.

    Je partage mon avis

    23 h 33, le 20 septembre 2020

  • Sales yankees qui ont détruit systématiquementt tout ce qui restait de Droit International Public , et qui veulent continuer a nous detruire avec détermination

    Chucri Abboud

    18 h 07, le 20 septembre 2020

  • Les américains on raison. Pour rappel, l'explosion de Beyrouth n'était autre qu'un dernier leg de du satanique Soulaimani en direct de l'enfer de l ou il se trouve en ce moment. C est sur suite à ses ordres que ce stock d'explosifs à été placé au Liban

    Aboumatta

    14 h 30, le 20 septembre 2020

  • Les Etats-Unis ont raison de reappliquer les sanctions, et personne ne pourra rien y faire. C'est la loi du plus fort.

    Remy Martin

    12 h 04, le 20 septembre 2020

  • "... face-à-face spectaculaire entre la première puissance mondiale et le reste de la planète ..." -.- Médisances de mauvaise foi. Ils ne sont pas seuls. Ils ont avec eux Israël (juge et partie), la Micronésie, et les Iles Marshall (20’000 habitants ensemble)...

    Gros Gnon

    10 h 19, le 20 septembre 2020

  • ILS PEUVENT APPLIQUER LES SANCTIONS ET LES FAIRE RESPECTER PAR TOUT LE MONDE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    10 h 12, le 20 septembre 2020

  • TRUMP est un heros qui lutte pour la liberte...les europeens comme toujours des minables.....

    HABIBI FRANCAIS

    10 h 08, le 20 septembre 2020

  • Ils sont presque drôles...à la fin, ces chers Amerloques...ils ne se sentent forts...que s'ils ont fait entendre au monde entier leurs menaces quotidiennes... - Irène Saïd

    Irene Said

    09 h 42, le 20 septembre 2020