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Politique - Coopération

Pour le Premier ministre italien, le Liban a besoin « d’un nouveau pacte fort »

En visite hier au Liban, Giuseppe Conte a appelé à la formation rapide d’un gouvernement.

Pour le Premier ministre italien, le Liban a besoin « d’un nouveau pacte fort »

Giuseppe Conte dans un point de presse au terme de sa visite à l’hôpital de campagne italien sur le campus de l’Université libanaise à Hadeth.

Une journée chargée hier pour le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, en visite officielle d’un jour à Beyrouth pour exprimer « la solidarité » de son pays « envers le Liban et son peuple ». Multipliant les tournées auprès des officiels, il a appelé à « la formation rapide d’un gouvernement », affirmant que le Liban a « besoin d’un nouveau pacte fort ».

« Il est temps de regarder vers l’avant et de construire la confiance entre les citoyens, puis entre les citoyens et l’État afin d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Liban », a déclaré M. Conte lors d’un point presse au palais de Baabda, à l’issue d’un entretien avec le président Michel Aoun. « C’est un grand défi, a-t-il ajouté. Mais les autorités libanaises peuvent s’engager en faveur d’un processus de renouveau des institutions et de la gouvernance, qui s’inscrivent d’ailleurs dans le cadre des revendications du peuple et de la communauté internationale. L’Italie respecte la souveraineté du peuple libanais et restera à ses côtés. Elle espère une formation rapide du gouvernement, qui sera chargé de lancer le chantier de la reconstruction et de mettre en place un programme de réformes répondant aux demandes légitimes du peuple. »

« L’Italie contribuera à assurer la stabilité ainsi qu’à la croissance économique du pays », a encore insisté M. Conte, soulignant que « Le Liban a le droit d’avoir un avenir de paix et de prospérité ».

Depuis le palais de Baabda, le Premier ministre italien a également présenté les condoléances du gouvernement et du peuple italien aux proches des victimes des explosions au port de Beyrouth, et rappelé que Rome a été à l’avant-garde de l’aide d’urgence en lançant l’opération humanitaire « Emergenza Cedri ». Dans le cadre de cette opération, l’Italie a envoyé au Liban un hôpital de campagne, qui a été installé sur le campus de l’Université libanaise à Hadeth. Elle a aussi dépêché une brigade de génie de l’armée italienne pour aider dans les travaux de déblayage au port.

« Votre soutien au Liban est une illustration des relations particulières entre nos deux pays », a déclaré le président Aoun à son hôte, selon la présidence. « Nous espérons que vous nous aiderez à affronter les conséquences de la présence des réfugiés, à contribuer au relèvement du pays par l’économie et à surmonter les effets des explosions au port », a ajouté le chef de l’État.

Giuseppe Conte visitant l’hôpital de campagne italien. Photos Anwar Amro/AFP

Entretiens avec Berry et Adib

Arrivé dans la nuit de lundi à l’Aéroport international de Beyrouth, où il a été reçu par la vice-Premier ministre et ministre sortante de la Défense Zeina Acar, M. Conte a poursuivi sa journée par une visite au port de Beyrouth, sur les lieux de la double explosion qui a ravagé la capitale le 4 août. Il est monté ensuite à bord du navire de la marine militaire italienne, le San Giusto, qui a jeté l’ancre au port il y a une vingtaine de jours, conformément au plan d’assistance au Liban portée par Rome.

Le chef du gouvernement italien a ensuite été reçu à Aïn el-Tiné par le président du Parlement Nabih Berry. Il s’est également entretenu avec le Premier ministre désigné Moustapha Adib, à qui il a souhaité « bonne chance » dans ses nouvelles fonctions, espérant qu’« un gouvernement sera formé au plus vite ». De son côté, le Premier ministre désigné a remercié le président du Conseil italien pour « l’aide immédiate de son pays après les explosions » et salué le fait que l’Italie se tienne aux côtés du Liban « en cette période délicate ».

M. Conte, qui a aussi rencontré le Premier ministre sortant Hassane Diab, ainsi que des représentants de la société civile, a conclu sa tournée par une visite à l’hôpital de campagne italien. « Le soutien doit être accordé à ceux qui ont le sens des responsabilités et qui sont fortement attachés à s’engager dans un processus de réformes », a-t-il déclaré au terme de cette visite. « Le Liban est dans une situation d’urgence à plusieurs niveaux, a poursuivi M. Conte. Les souffrances sont grandes. » Il a mis l’accent sur la nécessité de mettre en place « un nouveau pacte fort », en référence au « nouveau pacte politique » auquel le président français Emmanuel Macron avait appelé. « Sans ce pacte, la communauté internationale » ne pourra pas venir en aide au pays, a-t-il conclu.

Une journée chargée hier pour le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, en visite officielle d’un jour à Beyrouth pour exprimer « la solidarité » de son pays « envers le Liban et son peuple ». Multipliant les tournées auprès des officiels, il a appelé à « la formation rapide d’un gouvernement », affirmant que le Liban a « besoin d’un nouveau pacte fort ».« Il est temps de regarder vers l’avant et de construire la confiance entre les citoyens, puis entre les citoyens et l’État afin d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Liban », a déclaré M. Conte lors d’un point presse au palais de Baabda, à l’issue d’un entretien avec le président Michel Aoun. « C’est un grand défi, a-t-il ajouté. Mais les autorités libanaises peuvent...
commentaires (1)

ah Mr. Conti, comme vous n'y etes pas , comme vous etes encore loin de notre verite-pardon de celle de la mafia dont vous aviez reussi a juguler vous avec brio.

Gaby SIOUFI

10 h 11, le 09 septembre 2020

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Commentaires (1)

  • ah Mr. Conti, comme vous n'y etes pas , comme vous etes encore loin de notre verite-pardon de celle de la mafia dont vous aviez reussi a juguler vous avec brio.

    Gaby SIOUFI

    10 h 11, le 09 septembre 2020

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