Le président du syndicat des minotiers au Liban, Bassem Assaf, a déclaré hier dans un communiqué que « l’approvisionnement du Liban en grande quantité de farine par l’aide internationale risque d’entraîner la cessation des activités du secteur en raison de la crise économique », faisant ici référence à la fois à la double explosion au port de Beyrouth du 4 août, ayant détruit les silos de blé contenant les réserves nationales, et à la crise économique et financière que traverse le Liban depuis un an.
Bassem Assaf dénonce « l’irresponsabilité des autorités » en acceptant les dons de farine plutôt que ceux de blé, alors qu’elles « ont soutenu la production nationale » pour faire face aux crises. En outre, les déchets naturels récoltés par les meuneries font office de fourrage destiné aux élevages de bétail et de volaille. Leur manque entraînera donc « une augmentation des prix de la volaille et de la viande si les fourrages doivent eux aussi être importés », a ajouté le président du syndicat.
Ce communiqué intervient près de deux semaines après que le syndicat des minotiers avait annoncé que les moulins possèdent un stock de farine « d’un mois et demi », appelant les Libanais « à ne pas stocker la farine ni acheter de grandes quantités de pain ». Parmi les aides internationales, le Programme alimentaire des Nations unies a prévu de distribuer 17 000 tonnes de farine dans les régions dévastées par la double explosion.


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wow ! pas un secteur qui ne rouspete ! en voila le dernier qui ne pense qu'a ses benefices plutot que acquiescer le fait que la farine recue fera baisser les depenses des citoyens libanais -plutot que recevoir du ble ET y ajouter le cout des minoteries
13 h 58, le 28 août 2020