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Politique

Certaines parties sont toujours dans le déni sévère, selon l’ex-Premier ministre

Le chef du courant du Futur appelle le chef de l’État à « respecter la Constitution et à fixer la date des consultations parlementaires pour la nomination d’un Premier ministre ».

Certaines parties sont toujours dans le déni sévère, selon l’ex-Premier ministre

« Il faut mettre fin une fois pour toutes à l’hérésie que constitue une entente sur la composition du gouvernement avant même que le Premier ministre ne soit désigné », a affirmé Saad Hariri. Photo ANI

Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a annoncé hier qu’il n’était pas candidat à la présidence du Conseil, dénonçant un chantage dont il a accusé implicitement le chef du Courant patriotique libre (CPL) Gebran Bassil, contre qui il s’est déchaîné. Il l’a accusé de vouloir « s’accrocher à de faibles gains pour réaliser des rêves personnels de pouvoir ultérieur ».

Dans un communiqué publié par son bureau de presse, M. Hariri a d’emblée rappelé qu’il s’était engagé à ne pas prendre de position politique avant le verdict du Tribunal spécial pour le Liban dans l’affaire de l’assassinat de son père, Rafic Hariri, et avant d’avoir « complété les contacts avec les pays amis, la communauté internationale et les parties politiques libanaises au sujet de l’initiative proposée par le président français, Emmanuel Macron, lors de sa visite à Beyrouth », pour une solution au Liban.

« Je considère que le regain d’intérêt international pour notre pays, à travers notamment la visite du président Macron et d’autres responsables occidentaux et arabes, représente une opportunité qui pourrait être la dernière pour le Liban. Il ne faudrait pas la rater pour reconstruire Beyrouth et réaliser une série de réformes que les Libanais exigent et que nous essayons de mettre en œuvre depuis de nombreuses années. C’est aussi une opportunité pour briser l’isolement économique et financier du Liban, grâce à des ressources extérieures qui permettraient de freiner l’effondrement effrayant dans un premier temps, puis de favoriser progressivement une croissance », a affirmé M. Hariri.

Après avoir remercié ceux qui ont soutenu sa nomination pour la formation d’un nouveau gouvernement, le leader du Futur s’est déchaîné implicitement contre le chef du CPL Gebran Bassil, en affirmant avoir « remarqué, au même titre que de nombreux autres Libanais, que certaines parties politiques sont toujours dans un état de déni sévère et restent déconnectées de la réalité du Liban et des Libanais ». « Ils y voient une nouvelle opportunité pour pratiquer le chantage, dans le seul but de s’accrocher à de faibles gains au niveau du pouvoir ou de concrétiser d’hypothétiques rêves personnels d’accession future au pouvoir », a-t-il dit, en allusion aux ambitions présidentielles attribuées au chef du CPL.

Selon M. Hariri, ce chantage pratiqué « contre le pays tout entier compromet l’opportunité que représente l’attention internationale renouvelée à l’égard du Liban et porte atteinte à la dignité des Libanais ». Le chef du Futur a ensuite annoncé qu’il n’était pas candidat à la présidence du Conseil et demandé à ceux qui la soutiennent de retirer son nom des délibérations à cet égard, après avoir fait part de sa conviction selon laquelle « le plus important à ce stade est de préserver l’opportunité pour les Libanais de reconstruire leur capitale, mettre en œuvre les réformes qui se font attendre depuis longtemps et permettre à la communauté internationale de s’investir pour aider le pays à sortir de la crise dans la perspective d’un retour à une croissance ».

Selon lui, pour que cela puisse se produire, « il est impératif que le président de la République respecte la Constitution et appelle immédiatement à des consultations parlementaires contraignantes conformément à l’article 53 de la Loi fondamentale ». « Il faut mettre fin une fois pour toutes à l’hérésie que constitue une entente sur la composition du gouvernement avant même que le Premier ministre ne soit désigné », a encore dit Saad Hariri, précisant que son groupe nommera durant les consultations parlementaires « celui qu’il considère compétent et capable de former un gouvernement garantissant le succès de cette seule et dernière opportunité pour notre pays ».

Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a annoncé hier qu’il n’était pas candidat à la présidence du Conseil, dénonçant un chantage dont il a accusé implicitement le chef du Courant patriotique libre (CPL) Gebran Bassil, contre qui il s’est déchaîné. Il l’a accusé de vouloir « s’accrocher à de faibles gains pour réaliser des rêves personnels de pouvoir ultérieur ».Dans un communiqué publié par son bureau de presse, M. Hariri a d’emblée rappelé qu’il s’était engagé à ne pas prendre de position politique avant le verdict du Tribunal spécial pour le Liban dans l’affaire de l’assassinat de son père, Rafic Hariri, et avant d’avoir « complété les contacts avec les pays amis, la communauté internationale et les parties politiques libanaises au sujet de l’initiative proposée...
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Celui ou celle qui veulent prétendre à l'investiture suprême doivent avoir la stature d'un homme d'état. Or, si Mr Bassil a de telle prétentions il devrait renoncer pour le moment à ce projet et écouter les demandes du peuple qui crie sa famine et son désir de ne plus voir nos ex gouvernants qui ont échoué dans leurs gestion qui a eu pour conséquence l'assassinat des habitants de Beyrouth, dus à leurs arrogance et leur déni et continue à s'accrocher aux strapontins ministériels pour assécher les finances publics. Si la justice ne les condamne pas l'histoire les jugera. Vous êtes vraiment un cauchemar.

Élie Aoun

09 h 26, le 26 août 2020

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Commentaires (1)

  • Celui ou celle qui veulent prétendre à l'investiture suprême doivent avoir la stature d'un homme d'état. Or, si Mr Bassil a de telle prétentions il devrait renoncer pour le moment à ce projet et écouter les demandes du peuple qui crie sa famine et son désir de ne plus voir nos ex gouvernants qui ont échoué dans leurs gestion qui a eu pour conséquence l'assassinat des habitants de Beyrouth, dus à leurs arrogance et leur déni et continue à s'accrocher aux strapontins ministériels pour assécher les finances publics. Si la justice ne les condamne pas l'histoire les jugera. Vous êtes vraiment un cauchemar.

    Élie Aoun

    09 h 26, le 26 août 2020

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