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Culture - Prix Littéraires

Dima Abdallah récompensée par le prix Envoyé par la poste

Dima Abdallah récompensée par le prix Envoyé par la poste

L’écrivaine libanaise Dima Abdallah. ©DavidPoirier

La primo-romancière libanaise Dima Abdallah a reçu hier le prix Envoyé par la poste, qui récompense un premier roman, pour son livre Mauvaises herbes, récit bouleversant d’une enfance durant la guerre civile et magnifique histoire d’amour entre une petite fille et son père.

Publié chez Sabine Wespieser, le roman sort en librairie jeudi. Le prix, doté de 2 500 euros, sera remis à la lauréate, âgée de 43 ans, le 8 septembre lors d’une cérémonie au Musée de la poste.

Le roman débute en 1983, année où la guerre civile qui déchire alors le Liban atteint son paroxysme. Alors que les bombes s’abattent sans répit sur Beyrouth, la jeune narratrice ne craint rien, certaine d’être à l’abri de tout grâce à « son géant ».

« Ce récit a vraiment poussé comme des mauvaises herbes, avec beaucoup de spontanéité, et puis je me suis retrouvée avec un roman entre les mains, même si l’histoire s’inspire de ce que j’ai vécu, avait déclaré l’auteure dans un entretien à L’Orient Le Jour. J’ai toujours écrit, mais cette fois, j’ai fait lire mon texte à quelques personnes qui m’ont encouragée à le partager. J’ai eu envie que ces écrits rencontrent des lecteurs. Enfant, j’écrivais en arabe, mais le français s’est très vite imposé comme langue d’écriture ; je n’ai pas abandonné l’arabe pour autant, et il y a quelques années, je faisais encore des traductions de poèmes et de textes courts », précisait la fille de deux écrivains, la romancière Hoda Barakat et le poète Mohammad Abdallah. « Ce sont deux personnes très libres, avec tout ce que cela peut comporter comme souffrance. Ils ont fait un mariage mixte et m’ont transmis l’amour de la lecture et de l’écriture. Mon roman peut se lire comme une déclaration d’amour de mon personnage à son père et comme une confidence : elle lui confie qui elle est », ajoute celle qui relate un exil bien antérieur au départ du pays natal, une solitude intrinsèque à son être qui est renforcée par le fait que ses parents n’appartiennent à aucun parti politique.

Le roman alterne les voix de l’enfant et du père. Au fond, se demande le lecteur, qui protège qui ? L’enfant et le père ont autant besoin l’un de l’autre.

L’an dernier, le prix Envoyé par la poste avait été attribué à Anne Pauly pour Avant que j’oublie (Verdier), distinguée ensuite par le prix du Livre Inter.

La primo-romancière libanaise Dima Abdallah a reçu hier le prix Envoyé par la poste, qui récompense un premier roman, pour son livre Mauvaises herbes, récit bouleversant d’une enfance durant la guerre civile et magnifique histoire d’amour entre une petite fille et son père.Publié chez Sabine Wespieser, le roman sort en librairie jeudi. Le prix, doté de 2 500 euros, sera remis à la lauréate, âgée de 43 ans, le 8 septembre lors d’une cérémonie au Musée de la poste.Le roman débute en 1983, année où la guerre civile qui déchire alors le Liban atteint son paroxysme. Alors que les bombes s’abattent sans répit sur Beyrouth, la jeune narratrice ne craint rien, certaine d’être à l’abri de tout grâce à « son géant ». « Ce récit a vraiment poussé comme des mauvaises herbes, avec beaucoup...
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