Le port de Beyrouth dévasté par les explosions du 4 août « a les capacités d’accueillir tous les navires » arrivant au Liban, a assuré hier le nouveau directeur de l’infrastructure, Bassem el-Kaïssi, qui a précisé « qu’entre le 11 et le 18 août, 8 703 conteneurs ont été déchargés au port ». « Vingt et un cargos et six navires internationaux ont accosté pendant cette semaine, permettant l’importation de 1 050 tonnes de marchandises, principalement du blé et du fer », a annoncé le responsable, nommé dernièrement pour remplacer l’ancien directeur de la Compagnie du port, Hassan Koraytem, arrêté dans le cadre de l’enquête concernant la double explosion.
Bassem el-Kaïssi a remercié l’armée libanaise, qui a assuré le déblaiement de plusieurs quais du port, ce qui a permis leur rapide remise en opération. Mais selon plusieurs sources proches du dossier, de nombreux problèmes subsisteraient actuellement, notamment au niveau des opérations de dédouanement (la zone dédiée ayant été totalement dévastée par la déflagration).
Le port de Beyrouth constitue une infrastructure essentielle pour le Liban qui importe l’essentiel de ses produits alimentaires. Il s’agit des deux seules infrastructures du pays, avec celui de Tripoli (Liban-Nord), qui sont équipées de grues géantes et de bassins suffisamment profonds pour accueillir et intervenir sur la majorité des porte-conteneurs.


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