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Société - Nitrate D’Ammonium

Une semaine après la double explosion, 171 morts et une quarantaine de disparus

Une semaine après la double explosion, 171 morts et une quarantaine de disparus

Le directeur général de l’Usaid, John Barsa, et l’ambassadrice des États-Unis, Dorothy Shea, dans le secteur du port de Beyrouth et de Mar Mikhaël. Photo ANI

Cent soixante et onze morts, plus de six mille blessés et entre trente et quarante disparus. Sans compter les centaines de milliers de sans-abri, d’appartements et d’immeubles détruits. Tel est le lourd bilan, encore provisoire, de la double explosion qui a ravagé plusieurs quartiers de la ville de Beyrouth il y a une semaine maintenant. Selon la version officielle, les deux déflagrations ont été déclenchées par un incendie qui s’est déclaré à proximité d’un hangar du port de Beyrouth où étaient entreposées 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium depuis 2014, sans mesures de sécurité, de l’aveu même du Premier ministre sortant Hassane Diab. Lors d’un entretien avec le directeur de la gestion des risques d’urgence à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Rick Brennan, le ministre de la Santé Hamad Hassan a précisé que 1 500 blessés nécessitaient des soins spécifiques et que parmi eux, 120 se trouvent toujours en soins intensifs.

Plusieurs jours après le drame, les corps sans vie du sapeur-pompier de Beyrouth Rami Kaaki et de l’employé du silo Chawki Mohammad Allouche étaient retrouvés dans les décombres de l’explosion. Les funérailles des deux victimes se sont déroulées hier, l’un à Basta à Beyrouth, l’autre à Hounine al-Faouka à Nabatiyé, alors que les autorités ont failli à donner la moindre réponse à la population, concernant les causes du drame.

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C’est dans ce cadre que le directeur général de l’Usaid, John Barsa, de passage au Liban, s’est rendu dans les quartiers sinistrés du port et de Mar Mikhaël, s’invitant même dans les appartements et les commerces dévastés pour y recueillir les témoignages de la population. Accompagné de l’ambassadrice des États-Unis, Dorothy Shea, M. Barsa a constaté les destructions, de même que la remarquable chaîne de solidarité qui s’est mise en place. Il a assuré que « les aides américaines qui devaient arriver dans la journée seraient distribuées par le biais de la cellule de crise qui travaille sur le terrain et non pas par le biais des autorités libanaises ». Et ce devant les représentants d’associations partenaires de l’Usaid, le représentant de Caritas, le père Michel Abboud, le directeur général de la Fondation Michel Moawad, Nabil Moawad, notamment. « La grande partie des aides américaines est destinée aux hôpitaux », a d’ailleurs affirmé le responsable, qui n’a pas hésité à donner du sang, en signe de solidarité avec la population libanaise, et annoncé qu’il ne rencontrera « aucun responsable officiel » lors de sa visite. Toujours dans le cadre de l’assistance humanitaire internationale, la Corée du Sud a annoncé l’octroi d’aides d’une valeur de 4 millions de dollars à la population sinistrée.

Sur un autre plan, le commandant en chef de l’armée, Joseph Aoun, s’est rendu hier au port de Beyrouth où il a rencontré le nouveau directeur, Bassem Kaïssi. La réunion a porté sur les modalités de reprise de l’activité portuaire dans les plus brefs délais, et sur les risques éventuels de contamination. Notons par ailleurs que le mohafez de Beyrouth, Marwan Abboud, a assuré qu’aucun permis de construire n’a été accordé aux propriétaires de demeures classées, les autorisant à remplacer leurs maisons traditionnelles par des immeubles neufs. Il a précisé que des experts municipaux avaient été dépêchés auprès des habitants pour estimer les dégâts, en collaboration avec l’ordre des ingénieurs et la Direction générale des antiquités.

Cent soixante et onze morts, plus de six mille blessés et entre trente et quarante disparus. Sans compter les centaines de milliers de sans-abri, d’appartements et d’immeubles détruits. Tel est le lourd bilan, encore provisoire, de la double explosion qui a ravagé plusieurs quartiers de la ville de Beyrouth il y a une semaine maintenant. Selon la version officielle, les deux déflagrations ont été déclenchées par un incendie qui s’est déclaré à proximité d’un hangar du port de Beyrouth où étaient entreposées 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium depuis 2014, sans mesures de sécurité, de l’aveu même du Premier ministre sortant Hassane Diab. Lors d’un entretien avec le directeur de la gestion des risques d’urgence à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Rick Brennan, le ministre de la Santé...
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