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Finances

Sfeir accuse le ministère des Finances d’avoir dépensé l’argent des déposants, ce que réfute Wazni

Sfeir accuse le ministère des Finances d’avoir dépensé l’argent des déposants, ce que réfute Wazni

Salim Sfeir, le président de l’Association des banques du Liban (ABL). Photo ANI

Alors que le Liban ne parvient toujours pas à même commencer à s’extirper de la pire crise économique de ces trente dernières années et que le gouvernement tente de négocier une aide financière avec le Fonds monétaire international (après avoir fait défaut sur le remboursement de sa dette en dollar), le président de l’Association des banques du Liban (ABL), Salim Sfeir, a sévèrement critiqué dans la presse les autorités pour leur gestion de la situation, s’attirant une réponse de la part du ministre des Finances, Ghazi Wazni, samedi.

Dans un entretien accordé au quotidien Nida’ al-Watan et publié vendredi, Salim Sfeir ne mâche pas ses mots à l’égard du gouvernement, l’accusant, entre autres, de ne « pas avoir de vision » concernant son plan de redressement et d’avoir « dépensé l’argent des déposants à hauteur de 40 à 50 milliards de dollars ». « Les salaires des fonctionnaires et des retraités, ainsi que les dépenses des ministères, sont tous financés par ce qui reste des dépôts des clients à la Banque du Liban. Ces montants doivent être restitués afin de ne pas aboutir à un haircut (ponction sur les dépôts, NDLR) », a prévenu le président de l’ABL.

Le ministre des Finances, Ghazi Wazni. Anwar Amro/AFP

Depuis août 2019, des restrictions bancaires sur le retrait et le transfert à l’étranger de devises sont apparues en toute illégalité, au moment où la Banque du Liban puis le secteur bancaire ont commencé à limiter la quantité de dollars injectés sur le marché, résultant en une dépréciation de la livre dont le taux de change tournait ces derniers jours autour de 7 500 livres pour un dollar à l’achat et 8 000 livres à la vente selon le site Lebaneselira.org. Le taux officiel de 1 507,5 livres n’est plus utilisé que pour certaines transactions bancaires.

Ces accusations interviennent alors que le ministère des Finances avait annoncé mercredi qu’une « panne pour raisons techniques, liée aux coupures de courant », avait empêché le transfert des allocations dues aux fonctionnaires à la retraite pour le mois d’août. Le ministère avait alors expliqué que les virements seront effectués vers les banques lors du premier jour de réouverture après la fête de l’Adha suscitant un tollé parmi les fonctionnaires retraités.

Réagissant samedi aux accusations de Salim Sfeir, le bureau de presse du ministre des Finances, Ghazi Wazni, a publié un communiqué dans lequel il affirme que « les salaires des fonctionnaires sont exclusivement versés à partir des caisses de l’État à la Banque du Liban ». Le ministère a également qualifié ces accusations de « populistes », poussant alors le président de l’ABL à déclarer que « le secteur bancaire ne constitue pas une partie politique et ne fait pas dans le populisme, mais reste proche de la réalité ».


Alors que le Liban ne parvient toujours pas à même commencer à s’extirper de la pire crise économique de ces trente dernières années et que le gouvernement tente de négocier une aide financière avec le Fonds monétaire international (après avoir fait défaut sur le remboursement de sa dette en dollar), le président de l’Association des banques du Liban (ABL), Salim Sfeir, a...

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Comment voulez vous que l économie redémarre si les déposants ne peuvent pas disposer de leur argent ? FADI Labaki

fadi labaki

11 h 53, le 03 août 2020

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Commentaires (2)

  • Comment voulez vous que l économie redémarre si les déposants ne peuvent pas disposer de leur argent ? FADI Labaki

    fadi labaki

    11 h 53, le 03 août 2020

  • Tête de faucon,ce Sfeir.

    Marie Claude

    08 h 59, le 03 août 2020