Dès qu’une brèche semble s’ouvrir dans le mur qui encercle à l’heure actuelle le Liban, qu’immédiatement des voix se font entendre pour annoncer des catastrophes imminentes. Après la visite du directeur de la Sûreté Abbas Ibrahim au Koweït, où il a été reçu en invité de marque, l’aéroport de Kuweit City étant encore fermé au public, les articles se sont multipliés dans les médias locaux et étrangers pour rappeler que le Liban se dirige vers l’effondrement total. Plus même, après des mois de silence, le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmad Abou Gheit s’est soudain rappelé du Liban pour déclarer que le pays se trouve dans une situation très grave.
Certains médias ont même été jusqu’à estimer que la visite du Koweït était un échec puisque l’émirat a refusé de mettre un dépôt dans les banques libanaises. Toutefois, selon des sources gouvernementales bien informées, l’idée n’a même pas été évoquée, le dépôt dans les banques obligeant celles-ci à verser des intérêts, ce qui exige un examen approfondi. Les sources précitées affirment que le souci du général Ibrahim était d’ouvrir la voie à un échange d’État à État entre le Liban et le Koweït sur le plan de l’achat de produits pétroliers avec des facilités de paiement. En même temps, le général Ibrahim a voulu encourager les touristes koweïtiens à se rendre au Liban en se portant garant de leur sécurité, au nom de l’État.
Pour les sources gouvernementales précitées, ce souci de répandre un climat négatif pour détruire tout espoir d’amélioration de la situation n’est pas innocent. En plus de la guerre économique, il y aurait donc actuellement, selon ces mêmes sources, une guerre psychologique systématique contre le gouvernement, destinée à dénigrer son action et à pousser les Libanais au désespoir. Si le gouvernement prend une initiative, elle est aussitôt tournée en ridicule et considérée comme vouée à l’échec et s’il n’en prend pas, il est aussitôt accusé de ne rien faire et d’être quasiment dans le coma. Pourtant, le gouvernement tente d’ouvrir toutes les portes, sachant qu’il doit affronter les difficultés de l’intérieur et les obstacles de l’extérieur. Son ouverture en direction de l’Irak est ainsi prometteuse. N’en déplaise à ceux qui affirment qu’il ne s’agit encore que de promesses vagues, les sources gouvernementales assurent qu’elle est entrée dans une phase concrète et une délégation ministérielle libanaise devrait se rendre bientôt à Bagdad pour mettre au point les détails d’un accord pour un échange de produits pétroliers irakiens contre des produits agricoles libanais.
De même, suite à la visite du général Ibrahim à Doha (Qatar), le ministre des Affaires étrangères de cet émirat, Mohammad ben Abdel Rahmane al-Thani, devrait venir dans le courant du mois à Beyrouth pour conclure un accord de coopération prévoyant aussi des aides qataries pour la construction de centrales électriques fonctionnant au gaz, et la relance de la proposition du Qatar de financer des projets de développement au Liban.
Bien entendu, ces initiatives ne sont pas de nature à régler la crise économique et sociale que traverse actuellement le pays, mais elles peuvent alléger son impact sur les citoyens. Cela est d’autant plus possible que le gouvernement est convaincu qu’une partie de la hausse du cours du dollar américain par rapport à la livre libanaise est due à des raisons politiques et psychologiques. Les Libanais n’ont plus confiance dans les institutions de l’État et préfèrent par conséquent acheter des dollars, augmentant ainsi la demande sur cette monnaie.
C’est donc dans cette optique que le gouvernement multiplie les ouvertures dans plusieurs directions dans une tentative d’obtenir des résultats concrets destinés à alléger la crise et à lutter contre le climat de pessimisme propagé par certains milieux.
L’entreprise n’est pas facile, parce qu’en plus de la campagne médiatique et politique visant à discréditer toutes ses démarches, le gouvernement doit se battre sur plusieurs fronts à la fois : d’abord celui de la crise sociale et économique, ensuite sur le front politique et sur le plan international. Au mois d’août, il doit en effet faire face à deux échéances assez graves. D’abord, l’annonce du verdict du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et ses compagnons, prévue le 7 août, puis vers la fin du mois, la décision du Conseil de sécurité au sujet de la prorogation du mandat de la Finul, alors que les États-Unis exercent des pressions pour obtenir un amendement de la mission de cette force internationale, dans le sens de l’augmentation de ses prérogatives face au Hezbollah. Ces deux échéances mettent donc en cause le parti chiite, directement ou non, et risquent de susciter des troubles internes. Selon toute probabilité, le jugement du TSL devrait condamner certains membres du Hezbollah sans mettre directement en cause la formation, mais malgré tout une responsabilité morale pèserait sur elle. Dans la seconde échéance, si les États-Unis obtiennent ce qu’ils veulent cela voudrait dire que la Finul devrait être plus agressive face au Hezbollah dans la région au sud du Litani. Les milieux proches du parti affirment qu’ils n’éprouvent aucune inquiétude dans les deux cas. Le Hezbollah a décidé depuis le début que l’ensemble du processus judiciaire mené dans le cadre du TSL n’a aucune valeur et au sujet de la Finul, il y a très peu de chances de modifier son mandat en raison des positions de la Russie et de la Chine au sein du Conseil de sécurité. Malgré tout, ces deux échéances pourraient envenimer le climat général dans le pays. C’est pourquoi le gouvernement espère marquer des points positifs au cours des prochaines semaines. Comme quoi, la course entre les éléments positifs et les mauvaises nouvelles bat son plein.


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Il faut avouer que ce cabinet a déjà accomplit beaucoup. La liste est longue et faramineuse mais je ne pourrais citer que ces quelques hauts faits incomparables: Un ministre du tourisme, médecin de formation, fait tabasser, intentionnellement ou non, un fauteur de troubles qui défendait les protestataires innocents...... Un autre ministre, qui avait cacher le fait d'avoir tuer 2 miliciens il y a belle lurette, a eu un moment de grâce, et à finalement avouer avec la sympathie des membres du cabinet,....une autre ministre, spécialisée dans la dissémination des nouvelles des succès du gouvernement et des paroles dorées du premier ministre, à fait un tour des supermarchés et s'est faite sermonner par des communs du peuple....et bien sûr le premier ministre ancien ministre de l'éducation a prouver à cheval par une règle de troie la quadrature du cercle en calculant 97% même sans connaître les variables.... En tant que libanais qui adore son pays je m'excuse une seconde le temps de me piquer une héroïne délicieuse pour voir si des rêves psychédéliques peuvent concurrencé ce cabinet magique..............Allah yi iiinak ya watan'na!!!!!!!!
23 h 13, le 17 juillet 2020