Les États-Unis ont accusé mercredi un groupe russe de mercenaires d’avoir posé des mines dans la région de Tripoli, en violation d’un embargo des Nations unies sur les armes pour la Libye. Le Commandement américain pour l’Afrique (Africom) a affirmé dans un communiqué disposer de « preuves claires que le groupe Wagner, parrainé et employé par l’État russe, a posé des mines terrestres et des engins explosifs improvisés » dans la capitale libyenne et ses environs. « Des preuves photographiques vérifiées montrent des pièges et des champs de mines placés sans discrimination autour de la périphérie de Tripoli jusqu’à Syrte depuis mi-juin », a-t-il précisé. Le groupe Wagner, réputé proche du président russe Vladimir Poutine, affiche ainsi « un mépris total pour la sûreté et la sécurité des Libyens », a dénoncé dans le communiqué le directeur des opérations de l’Africom, Bradford Gering. Washington accuse régulièrement Moscou d’interférer dans le conflit en Libye en y introduisant des armes, dont des avions de chasse, en violation d’un embargo sur les armes décrété en 2011 par l’ONU pour le pays d’Afrique du Nord. La Russie, aux côtés notamment des Émirats arabes unis et de l’Égypte, y soutient l’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar.
Moyen-Orient - Libye
Washington accuse des mercenaires russes d’avoir posé des mines dans la région de Tripoli
OLJ / le 16 juillet 2020 à 00h00


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