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Liban

Liberté d'expression : une coalition d'ONG dénonce répressions et intimidations

L'alliance comprend 14 organisations locales et internationales, parmi lesquelles la Fondation Samir Kassir, mais aussi Amnesty International ou HRW.

Liberté d'expression : une coalition d'ONG dénonce répressions et intimidations

Des dizaines de journalistes ont manifesté hier devant le ministère de l’Information à Beyrouth. Photo d'archives/ANI

Une nouvelle coalition d'ONG au Liban a tiré lundi la sonnette d'alarme sur les libertés d'expression et des médias, dénonçant une "campagne de répression" et "un climat d'intimidation" dans un pays en plein effondrement économique. L'alliance comprend 14 organisations locales et internationales, parmi lesquelles la Fondation Samir Kassir, mais aussi Amnesty International ou Human Rights Watch (HRW).

Les violations se sont intensifiées après le soulèvement populaire inédit d'octobre 2019, qui a vu certains jours des centaines de milliers de Libanais battre le pavé pour dénoncer la classe politique, accusée de corruption et d'incompétence. "Au lieu de répondre aux appels des manifestants qui réclament des comptes, les autorités mènent une campagne de répression contre ceux qui exposent la corruption et critiquent légitimement les défaillances significatives du gouvernement", selon un communiqué de la coalition. "Bien que le Liban soit perçu comme un des pays les plus libres du monde arabe, de puissantes personnalités politiques ou religieuses utilisent de plus en plus les lois pénales sur la diffamation et les insultes comme outil de représailles contre les détracteurs", déplore le communiqué. L'alliance exhorte "les procureurs et les agences de sécurité à ne pas convoquer des personnes (...) pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression".

Des représentants d'ONG réunis pour défendre la liberté d'expression, le 13 juillet 2020. Photo Ani

Depuis octobre, au moins 60 personnes ont été convoquées pour "des propos écrits sur les réseaux sociaux", indique à l'AFP Aya Majzoub, chercheuse sur le Liban à HRW, précisant que ce nombre pourrait être en réalité plus élevé. Elle évoque une enquête du parquet sur les réseaux sociaux pour identifier les propos jugés insultant au président Michel Aoun, ou encore la récente intervention de militaires qui ont empêché des journalistes de mener des entretiens sur le trottoir. "Tout cela créé un climat d'intimidation au Liban, où les gens ne se sentent pas en sécurité pour dire ce qu'ils pensent", déplore-t-elle.

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Le pays est confronté à la pire crise économique de son histoire, sur fond d'une dépréciation de la livre libanaise ayant alimenté la grogne sociale. Même si globalement les rassemblements restent pacifiques, les manifestations sont parfois émaillées de violence, avec des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc par les forces de sécurité. Rien que pour le mois de juin, 21 journalistes ont subi "des coups physiques directs" durant leur couverture des manifestations, a indiqué à l'AFP Ayman Mhanna, de la Fondation Samir Kassir.

"Le travail sur le terrain est devenu un enfer", résume lors d'une conférence de presse Doja Daoud, membre d'un syndicat de médias alternatifs ayant rallié la coalition. "Les forces de sécurité procèdent à des interrogatoires avec les correspondants et les questionnent sur les raisons de leur couverture", déplore-t-il.


Une nouvelle coalition d'ONG au Liban a tiré lundi la sonnette d'alarme sur les libertés d'expression et des médias, dénonçant une "campagne de répression" et "un climat d'intimidation" dans un pays en plein effondrement économique. L'alliance comprend 14 organisations locales et internationales, parmi lesquelles la Fondation Samir Kassir, mais aussi Amnesty International ou Human...

commentaires (3)

faites moi rire : liberté d expression au liban au pays des (dakakines ) quel Zaim ou partie n a pas son journal ou sa télé si on n ose pas attaquer la presse souvent parceque on a peur de se trover on face d un autre zaim ou voyou c est un vrai mafia mediatique les vrais journalistes indépendants on peut les compter sur les doigts

youssef barada

15 h 39, le 13 juillet 2020

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Commentaires (3)

  • faites moi rire : liberté d expression au liban au pays des (dakakines ) quel Zaim ou partie n a pas son journal ou sa télé si on n ose pas attaquer la presse souvent parceque on a peur de se trover on face d un autre zaim ou voyou c est un vrai mafia mediatique les vrais journalistes indépendants on peut les compter sur les doigts

    youssef barada

    15 h 39, le 13 juillet 2020

  • "au pays des aveugles,les borgnes sont rois "autrement dit ,la liberté d'expression ne peut pas se comparer ;elle est ou bien elle n'est pas;au Liban ,elle n'est plus !il faut donc la retrouver;J.P

    Petmezakis Jacqueline

    14 h 26, le 13 juillet 2020

  • Cela ne date pas d'octobre 2019, cela fait des années, (10 ou 20 ?) que les droits de base et fondamentaux sont bafoués par le pouvoir. Il faut que cela cesse, dehors tous !

    TrucMuche

    14 h 21, le 13 juillet 2020