Guerre du Liban

Fahmi : J’ai tué deux miliciens pendant la guerre et Michel Aoun m’a protégé

Fahmi : J’ai tué deux miliciens pendant la guerre et Michel Aoun m’a protégé

Le président libanais, Michel Aoun, recevant le ministre de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, à Baabda, le 24 janvier 2020. Photo Dalati et Nohra

En raison d’une mauvaise manipulation électronique, l’information relative aux révélations du ministre de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, sur un épisode de la guerre civile, annoncée en page une dans notre édition d’hier, a sauté. Nous en reproduisons ci-dessous quelques extraits.

Le ministre de l’Intérieur et ancien général dans l’armée, Mohammad Fahmi, a suscité un vif émoi samedi sur les réseaux sociaux après la diffusion à grande échelle d’un passage d’une interview télévisée, dans laquelle il affirme avoir tué, en 1981, deux miliciens « relevant d’un parti très puissant », et précise qu’il a été protégé par Michel Aoun, alors haut gradé au sein de l’armée. Une histoire que Mohammad Fahmi a racontée pour expliquer à quel point il est proche et redevable au chef de l’État. Sur les réseaux sociaux, son intervention a suscité, sans surprise, une salve de critiques. « En 1981, j’ai eu un problème avec un parti extrêmement fort. Je m’en excuse auprès des familles, des téléspectateurs et de tout le monde... J’ai tué deux personnes. Il y a eu ensuite des affrontements avec ce parti-là. Comme il s’agissait d’un parti très fort, on m’a envoyé au bureau de Michel Aoun. Il m’a alors dit : “Écoute, Mohammad, tant que je continuerai à respirer, personne ne s’en prendra à toi” », a déclaré M. Fahmi dans un entretien accordé vendredi soir à la chaîne du Hezbollah al-Manar, ajoutant qu’il entretenait depuis cet incident « une relation spirituelle » avec l’actuel chef de l’État.

Lors de cette même interview, il a proposé de « déférer devant la justice ceux qui ferment des routes » et a accusé un « service de sécurité étranger » d’être derrière les actes de vandalisme à Beyrouth et Tripoli, qui ont émaillé au début du mois les manifestations antipouvoir. « Il y a des informations sûres et avérées indiquant une ingérence et un soutien financier d’un service étranger pour semer le chaos au Liban. C’est ce service qui se trouve derrière les violences du 11 juin et ce qui a suivi », a-t-il déclaré.



En raison d’une mauvaise manipulation électronique, l’information relative aux révélations du ministre de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, sur un épisode de la guerre civile, annoncée en page une dans notre édition d’hier, a sauté. Nous en reproduisons ci-dessous quelques extraits.

Le ministre de l’Intérieur et ancien général dans l’armée, Mohammad Fahmi, a suscité...

commentaires (4)

Le problème c’est que les gens ne se rappellent pas de tous ce qui c’est passer pendant la guerre ... la division de l’armée ceux qui étaient pour la souveraineté du Liban sont rester à la maison et les autres qui ont fait et causes avec les palestiniens contre le propre peuple libanais ... se sont ceux qui n’arrêtent pas de ramener le passer qui sont là cause de la provocation pas les journalistes ... nous ne voulons pas que les journalistes agissent à notre place en sélectionnant les nouvelles

Bery tus

16 h 02, le 30 juin 2020

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Commentaires (4)

  • Le problème c’est que les gens ne se rappellent pas de tous ce qui c’est passer pendant la guerre ... la division de l’armée ceux qui étaient pour la souveraineté du Liban sont rester à la maison et les autres qui ont fait et causes avec les palestiniens contre le propre peuple libanais ... se sont ceux qui n’arrêtent pas de ramener le passer qui sont là cause de la provocation pas les journalistes ... nous ne voulons pas que les journalistes agissent à notre place en sélectionnant les nouvelles

    Bery tus

    16 h 02, le 30 juin 2020

  • QU'EN DIRE DE PLUS QUE NOTRE DIGNITE REFUSE D'ADMETTRE ? QU'EN PENSER DE PLUS QUE LA NAUSEE QUE CETTE FANFARONNADE NOUS FAIT SENTIR ?

    gaby sioufi

    09 h 40, le 30 juin 2020

  • C’est de l’indécence ! On ne connaît pas d’après l’article, les circonstances du meurtre, mais qu’un ancien officier se vante de la mort de deux miliciens phalangistes, et qu’un supérieur lui apporte protection, et c’est le début d’une amitié indéfectible jusqu’à l’adoration. On est où là ? L’histoire de cette guerre de massacres (combien de massacres sont commis ?) nous apprend que les pires crimes sont commis au nom de je ne sais plus quelle idée, pour finalement faire paisiblement, et la conscience tranquille, de la politique. Oui, il faut le savoir, chez nous, il y a la rédemption par la politique. Quand on cherche à tourner les pages de la guerre, on ne fait pas de telles déclarations...

    CHARLES FAYAD

    08 h 49, le 30 juin 2020

  • Vous avez déjà un article sur ce sujet il y a 2 ou 3 jours. Pourquoi le rééditer aujourd'hui? Il n'y a pas eu assez de réactions déchaînées?? Pourquoi contribuer à cultiver une certaine "haine" au lieu de jouer la carte de l'apaisement?

    Sybille S. Hneine

    08 h 42, le 30 juin 2020