Le patron de l’ONU, Antonio Guterres. Photo Sylviane Zehil
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les Libanais à privilégier « la manière pacifique » dans leurs protestations et les autorités à faire preuve de la retenue nécessaire ainsi qu’à « tirer les leçons de la guerre civile du passé afin de préserver la stabilité du pays ». « Nous plaidons constamment en faveur d’un soutien ferme au Liban dans les circonstances actuelles parce que nous pensons que la stabilité du Liban est très importante pour la région », a déclaré le chef de l’ONU lors d’une vidéoconférence de presse à l’occasion de la célébration du 75e anniversaire de l’adoption de la Charte des Nations unies jeudi soir.
Quelle action l’ONU met-elle en branle pour venir au secours du pays du Cèdre afin de l’aider à sortir du gouffre financier avec ses conséquences sur l’économie, les institutions et l’éducation en sus du poids de la présence des réfugiés syriens qui absorbent toutes les ressources du pays ? « L’ONU est pleinement mobilisée à travers nos deux missions et notre équipe au Liban pour aider le gouvernement libanais à surmonter les énormes défis auxquels le pays est confronté du point de vue économique, financier et du point de vue de l’impact de la crise syrienne et des réfugiés sur l’économie et la société libanaises », a souligné Antonió Guterres en réponse à une question de L’Orient-Le Jour. « Dès le départ, nous avons été très actifs dans la communauté des donateurs afin de soutenir le Liban dans ces circonstances », a-t-il ajouté. Le secrétaire général a toutefois relevé les limites de l’action des Nations unies. « Nous n’avons pas d’instruments directs pour aller au-delà de ce que nous faisons, mais nous avons constamment agi pour plaider en faveur d’un soutien ferme au Liban. J’ai été moi-même témoin du sort des réfugiés syriens et de l’impact dramatique sur la société libanaise. Je tiens donc à exprimer ma pleine solidarité avec le peuple libanais à cet égard », a-t-il également assuré.
Prié de commenter la mise en garde du président libanais Michel Aoun contre un « climat de guerre civile » qui plane sur le pays, le chef de l’ONU a appelé les Libanais à faire preuve de retenue. « J’espère qu’ils pourront s’exprimer de manière pacifique et j’espère que les autorités feront preuve de la retenue nécessaire. Et j’espère que les Libanais, qui ont appris de la guerre civile du passé, pourront profiter de cette leçon pour préserver la stabilité du pays. »


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