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Économie - Assistance Financière

Négociations avec le FMI : Kanaan présente à Diab les travaux de la commission sur les pertes

Négociations avec le FMI : Kanaan présente à Diab les travaux de la commission sur les pertes

Le député Ibrahim Kanaan (à g.) et le Premier ministre Hassane Diab au Grand Sérail. Photo Dalati & Nohra

Le président de la commission parlementaire des Finances, le député Ibrahim Kanaan, a présenté hier au Premier ministre, Hassane Diab, au Grand Sérail, les conclusions des travaux de la commission sur le chiffrage du montant des pertes accumulées par le Liban, qui traverse sa plus grave crise économique et financière de ces trente dernières années. La question du montant des pertes accumulées par le pays (État, Banque du Liban et secteur financier) et la façon de les adresser font partie des principaux freins aux discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) auprès de qui l’exécutif libanais tente de décrocher une assistance financière.

C’est dans ce contexte que la commission parlementaire des Finances a approuvé jeudi les conclusions de la sous-commission d’enquête chargée du dossier. Celle-ci a tenu plusieurs réunions pour aboutir à une unification des chiffres de la dette publique qui variaient selon la façon dont ils étaient évalués par le gouvernement ou l’Association des banques du Liban. La sous-commission a tenu ses réunions en présence du ministre des Finances, Ghazi Wazni, et des représentants de la BDL, de l’ABL et des différents groupes parlementaires. Au terme des travaux, qui se sont étalés sur plus d’un mois, la sous-commission a finalisé, mercredi, une estimation unifiée des montants des pertes qui sont, selon Ibrahim Kannan, sensiblement moins élevés que celles du plan de redressement du gouvernement, adopté fin avril et qui sert de base aux discussions entre le Liban et les cadres du FMI. « Il n’y aura pas de chiffres contradictoires lors des négociations, mais un seul chiffrage, après une unification des approches », a déclaré Ibrahim Kanaan à la chaîne locale LBCI à l’issue de son entretien avec Hassane Diab, indiquant que d’autres rencontres auront lieu dans les prochains jours sur ce sujet.

Tweet de Gerry Rice

Reste à savoir si l’exécutif et le FMI vont se montrer favorables à une telle démarche. Jeudi, le ministre des Finances a assuré que le gouvernement n’envisageait pas de modifier les estimations des pertes figurant dans son plan, mais qu’il restait ouvert à examiner « d’autres approches » concernant la dette publique et le secteur financier. Le FMI avait, lui, considéré début juin via son porte-parole Gerry Rice que les données fournies par l’exécutif étaient « globalement dans le vrai en termes d’ampleur », en ajoutant qu’elles devaient être affinées. Une position confirmée par Gerry Rice hier sur son compte Twitter. « Comme indiqué précédemment, nos estimations sont globalement cohérentes avec celles du gouvernement. Les solutions devront être rapides, efficaces, équitables et durables », a écrit M. Rice. Des propos qui semblent effectivement éloigner la perspective d’une remise en question totale des chiffres avancés jusqu’ici.Ces déclarations interviennent alors que l’un des membres de l’équipe représentant le ministère des Finances, le financier et membre du collectif Kulluna Irada Henri J. Chaoul, a confirmé hier son retrait des négociations avec le FMI en raison de l’absence « de réelle volonté (de la part des responsables) de mettre en œuvre des réformes ». Sur Twitter, Henri Chaoul a qualifié sa démission de « forme importante de protestation ». Un épisode qui complique un peu plus la tâche du gouvernement, qui enchaîne depuis le 13 mai dernier et jusqu’à cette semaine les réunions avec le FMI à un rythme de croisière, sans toutefois avoir dépassé l’examen du plan de redressement. Jeudi, Gerry Rice avait assuré lors de son dernier point presse que la question des pertes et des réformes devait faire l’objet d’un consensus général de la part du gouvernement, des partis politiques et de la société civile.

Le président de la commission parlementaire des Finances, le député Ibrahim Kanaan, a présenté hier au Premier ministre, Hassane Diab, au Grand Sérail, les conclusions des travaux de la commission sur le chiffrage du montant des pertes accumulées par le Liban, qui traverse sa plus grave crise économique et financière de ces trente dernières années. La question du montant des pertes accumulées par le pays (État, Banque du Liban et secteur financier) et la façon de les adresser font partie des principaux freins aux discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) auprès de qui l’exécutif libanais tente de décrocher une assistance financière. C’est dans ce contexte que la commission parlementaire des Finances a approuvé jeudi les conclusions de la sous-commission d’enquête chargée du dossier. Celle-ci a...
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