Une « grande incertitude concernant l’évolution de la maladie et l’efficacité des mesures prises pour la maîtriser » entoure toujours le moment auquel l’économie américaine redémarrera et avec quelle vigueur, a souligné hier le patron de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, même s’il voit quelques signes positifs, notamment un rebond surprise de l’emploi au mois de mai.
Il craint que si la crise devait perdurer, les petites et moyennes entreprises ne puissent y survivre. M. Powell a aussi souligné que la pandémie avait le plus durement touché ceux qui étaient déjà les plus vulnérables. Il a rappelé que son institution avait injecté des milliers de milliards de dollars et mis en place de nombreux programmes pour venir à la rescousse d’une économie mise à genoux par le confinement forcé pendant des semaines d’une bonne partie de la population.
Mais, dans ce qui semble un appel à faire plus en matière de relance, il a souligné que les actions de la Fed « sont seulement une partie de la réponse plus large du secteur public », et le soutien que seul le Congrès peut apporter « peut faire toute la différence, pas seulement en aidant les familles et les entreprises dans le besoin, mais aussi en limitant les effets néfastes à long terme sur l’économie ».


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