Le Premier ministre, Hassane Diab, lors d’une réunion sécuritaire hier au Grand Sérail. Photo Dalati et Nohra
Journée chargée hier au Grand Sérail pour le Premier ministre, Hassane Diab, qui a présidé une série de réunions dans ce qui semble être un début d’application de ce qu’il avait promis dans son message à la nation samedi, lorsqu’il avait insisté sur le fait que son équipe était là pour travailler. Il a ainsi rencontré les présidents des organes de contrôle, puis le président et les membres du Conseil supérieur de la magistrature, et présidé deux autres réunions à caractère financier.
À plusieurs reprises devant ses hôtes, il a condamné les actes de vandalisme survenus la semaine dernière lors des manifestations à Beyrouth et Tripoli et a appelé à traduire en justice les fauteurs de troubles qu’il a qualifiés de « voyous ». « Les voyous sont là pour détruire, et leur place est en prison, un point c’est tout ! » a affirmé Hassane Diab, lors d’une réunion axée sur la stabilisation du taux de change de la livre libanaise. « J’insiste auprès de tous les services concernés et auprès de la justice pour que toute personne ayant participé à ce crime soit arrêtée, que ce soit à Tripoli, à Beyrouth ou ailleurs. Si ces personnes ne sont pas arrêtées, l’existence de l’État perdra tout son sens », a estimé le chef du gouvernement, lors d’une seconde réunion financière, sécuritaire et judiciaire, à laquelle ont participé, entre autres, le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, et les ministres de la Défense, Zeina Acar, de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, de l’Économie, Raoul Nehmé, des Finances, Ghazi Wazni, et de la Justice, Marie-Claude Najm.Il a répété le même discours devant les membres du Conseil supérieur de la magistrature, les invitant à « jouer pleinement leur rôle ». Les Libanais ne doivent pas avoir le sentiment que l’État ne les protège pas ni perdre leur confiance dans le système judiciaire. « Si les gens perdent confiance dans le système judiciaire, alors le pays s’éteindra », a souligné M. Diab.
« La bataille sera longue »
Parallèlement, le Premier ministre a annoncé le début de la guerre contre la corruption, l’un des problèmes endémiques du Liban, devant les présidents des organes de contrôle, les encourageant à assumer pleinement leur rôle à ce niveau. « L’administration ne peut pas rester dans l’état dans lequel elle se trouve. La corruption a provoqué l’effondrement » du pays, a déclaré M. Diab devant ses visiteurs, dénonçant le fait que « le système de corruption est devenu plus fort que l’État lui-même ». « Les mafias ont volé le pays, se sont infiltrées au sein de l’administration, ont commencé à en prendre le contrôle, au point d’en contrôler totalement certaines », a-t-il poursuivi.
« Nous sommes accusés de ne rien faire d’efficace sur ce plan. Il s’agit pourtant de la principale priorité du gouvernement. Je déclare donc le début de la guerre contre la corruption. La bataille sera longue et difficile. Nous serons la cible d’accusations, de trahisons, d’insultes et de campagnes (de dénigrement). Les corrompus vont tenter de se protéger grâce à des couvertures politiques et confessionnelles. Tout cela ne nous empêchera pas de mener cette bataille. Nous nous battrons jusqu’à la fin », a promis le chef du gouvernement.
S’adressant à ses hôtes, il a déclaré : « Il vous est demandé de n’écouter que votre conscience et la voix des gens. Il vous est demandé d’assainir l’administration et d’assurer les services aux citoyens dans les meilleures conditions possibles. » M. Diab a dénoncé dans ce contexte le fait que « des dossiers sont bloqués depuis des années » dans certaines administrations.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Le tintamarre assourdissant des casseroles remplira encore longtemps la tête des Libanais tant que le régime du CPL & Co. Ltd. durera avec la combine des bateaux turcs, les barrages dans des terres poreuses, la centrale inutile de Selaata, les passages clandestins, les 39 camions de denrées alimentaires dérobées au profit de ceux qui avaient bombardé Zahlé, Achafieh...etc. Jusqu'à où peuvent aller l'obséquiosité et la servitude de ceux qui nous gouvernent. Vivement la guerre contre la corruption avec de Grosses Bertha et non avec des mobylettes.
18 h 58, le 16 juin 2020