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Réconciliation interdruze

Cette fois-ci, on veut passer à l’acte...

Une commission se chargera de régler les problèmes secouant la communauté.

Cette fois-ci, on veut passer à l’acte...

Talal Arslane, Walid Joumblatt et Nabih Berry à Aïn el-Tiné. Photo ANI

« Vous pouvez nous dire mabrouk (félicitations). » C’est ce que le leader du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a déclaré aux journalistes à sa sortie hier de Aïn el-Tiné. Il s’y était rendu pour rencontrer son principal adversaire sur la scène druze, le chef du Parti démocrate libanais (PDL), Talal Arslane, lors d’un dîner offert par le président de la Chambre, Nabih Berry.

Ce n’est pas la première fois que les deux chefs druzes tentent de normaliser leurs rapports perturbés. Mais hier, c’est surtout une sérieuse volonté de passer à l’acte que les participants à la réunion ont tenté d’afficher. Ils ont donc décidé de former une commission chargée de régler les dossiers conflictuels liés aux affaires de la communauté druze, comme l’a annoncé, à l’issue de la rencontre, Ali Hassan Khalil, bras droit de M. Berry, qui a pris part à la réunion. Étaient également présents Ghazi Aridi (joumblattiste) – qui avait rencontré le président de la République, Michel Aoun, dans la journée d’hier – et Saleh Gharib (proche de Talal Arslane), tous deux anciens ministres. Les deux hommes sont les membres du comité chargé de régler les différends interdruzes. Parmi ceux-ci, figurent des questions comme celle du cheikh Akl, Khaldé appuyant le cheikh Nasreddine el-Gharib (non reconnu par l’État) et Moukhtara soutenant le cheikh Naïm Hassan (reconnu par les instances officielles). Il y a aussi l’épineuse question des waqfs druzes.

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Mais on s’attend surtout à ce que la commission déploie des efforts pour tenter de tourner la page du crime de Choueifate du 8 mai 2018 (un partisan du PSP, Ala’ Abou Faraj, avait été tué lors d’affrontements avec des éléments du PDL. Amine Souki, un partisan de M. Arslane, est accusé de ce crime) et des incidents de Qabr Chmoun du 30 juin 2019. Deux gardes du corps de Saleh Gharib, alors ministre d’État pour les Affaires des réfugiés, avaient été tués lors d’affrontements avec des partisans du PSP, lors d’une tournée du chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, dans le caza de Aley.

Le timing

La réunion d’hier intervient moins d’un an après la fameuse « réconciliation » scellée entre MM. Joumblatt et Arslane, le 9 août 2019, sous la houlette du chef de l’État, Michel Aoun, soit quarante jours après les affrontements de Qabr Chmoun.

Dix mois plus tard, aussi bien les proches de Moukhtara que ceux de Khaldé reconnaissent que la réconciliation de 2019 n’en était pas vraiment une. Un proche de M.

Joumblatt souligne à L’OLJ que la stabilité de la Montagne et son maintien, loin de tout regain de tensions, sont ce qui importe le plus au leader du PSP.

Pour mémoire

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Du côté de Khaldé, on se veut tout aussi optimiste. Les milieux proches de Talal Arslane estiment que c’est la réunion d’hier, et non celle de Baabda, qui a scellé la véritable réconciliation interdruze. Un proche du leader du PDL contacté par L’OLJ estime que la réunion de Baabda avait servi à relancer le pays et redynamiser le gouvernement de Saad Hariri. « Mais elle avait besoin d’être complétée par une rencontre comme celle d’aujourd’hui (hier) », a-t-il nuancé, avant de poursuivre : « Il est vrai que la rencontre de 2019 avait pavé la voie à une longue trêve entre les deux camps. Mais celle de Aïn el-Tiné devrait mettre un terme à nos conflits qui dépassent les incidents de Choueifate et de Qabr Chmoun. Nous voulons en finir avec le monopole de la représentation des druzes. Cela devrait se faire sentir dans la prochaine phase », conclut ce proche de Talal Arslane.


« Vous pouvez nous dire mabrouk (félicitations). » C’est ce que le leader du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a déclaré aux journalistes à sa sortie hier de Aïn el-Tiné. Il s’y était rendu pour rencontrer son principal adversaire sur la scène druze, le chef du Parti démocrate libanais (PDL), Talal Arslane, lors d’un dîner offert par le...

commentaires (4)

moukhtara, Khalde, Ain-el-tine... C'est quoi ca? des cantons? Une vrais foutaises et les moutons de panurge de tous les cotes? Ridicules!

IMB a SPO

18 h 22, le 16 juin 2020

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Commentaires (4)

  • moukhtara, Khalde, Ain-el-tine... C'est quoi ca? des cantons? Une vrais foutaises et les moutons de panurge de tous les cotes? Ridicules!

    IMB a SPO

    18 h 22, le 16 juin 2020

  • PARTOUT ET EN TOUT ET TOUJOURS DES COMMISSIONS ET DES MARCHANDAGES. LE FLEAU QUI FRAPPE LES LIBANAIS DEPUIS TRENTE ANS EST PIRE QUE LE CORONAVIRUS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 03, le 16 juin 2020

  • « Vous pouvez nous dire mabrouk ( félicitations ). » C’est ce que le leader du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a déclaré aux journalistes à sa sortie hier de Aïn el-Tiné. c est le dernier de nos soucis

    youssef barada

    12 h 52, le 16 juin 2020

  • DES REPETITIONS DE TANT DE FOIS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 32, le 16 juin 2020