Une source à l’Association des banques du Liban a indiqué à L’Orient-Le Jour que certaines banques correspondantes étrangères avaient cessé de travailler avec les établissements libanais en raison des difficultés rencontrées par ces dernières dans le grave contexte de crise économique et financière que traverse le pays, confirmant ainsi une information publiée le même jour par le quotidien al-Akhbar. La source a néanmoins assuré que cette situation ne concernait pas « les cinq principaux établissements américains avec qui les banques libanaises traitent et qui représentent à elles seules l’essentiel des transactions entre le Liban et l’étranger », citant notamment Citibank, JP Morgan ou encore Morgan Stanley.
La correspondance bancaire englobe les services rendus par une banque (la « banque correspondante ») à une autre banque (la « banque cliente »). Le réseau de correspondants d’une banque est constitué par l’ensemble des enseignes auprès desquelles elle a ouvert un (ou des) compte(s) pour effectuer des opérations. La mise en place d’un lien de correspondance entre deux banques nécessite un ensemble de prérequis et de garanties qui doivent être respectés par les deux parties en termes de provisions et de conformité à la réglementation bancaire nationale et internationale. « Or certains établissements ont épuisé leurs réserves de liquidités déposées auprès de leurs banques correspondantes à cause de la crise, ce qui a sans doute convaincu ces dernières à envisager de mettre un terme à leur relation », a analysé une source financière.
Dans son article, al-Akhbar rapporte que plusieurs banques nordiques, dont la banque suédoise Handelsbanken qui dessert des marchés dans des pays scandinaves ou encore au Royaume-Uni, avaient radié le Liban de leur liste des pays autorisés à effectuer des paiements internationaux, et ce dès juillet prochain. Selon des sources bancaires interrogées par al-Akhbar, cette décision s’inscrit dans le contexte d’une nouvelle politique adoptée par un certain nombre de banques au Danemark, en Norvège, en Suède, en Finlande et en Islande pour se conformer aux règles en vigueur en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.


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