Le leader d’el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdal, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a annoncé durant le week-end la ministre française des Armées. Ce chef historique du jihad au Maghreb, mentor de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué jeudi à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit. « Plusieurs de ses proches collaborateurs » ont également été « neutralisés », a assuré la ministre, Florence Parly, sur Twitter, sans plus de détails. Le leader d’AQMI, dont le nom est parfois aussi orthographié Droukdel, a reçu l’allégeance de plusieurs groupes jihadistes actifs au Sahel, rassemblés depuis 2017 au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM). Les États-Unis ont précisé avoir fourni des renseignements qui ont aidé à le traquer. La mort de Abdelmalek Droukdal, grand nom d’el-Qaëda, est un coup symbolique fort porté par la France en guerre au Sahel. Isolé en Algérie, il avait malgré tout des capacités de financement des réseaux sahéliens et un véritable rôle de chef, bien que de plus en plus contesté, indique une source proche du renseignement français. Sa mort et celle à confirmer d’autres cadres d’el-Qaëda pourraient désorganiser la filière sahélienne de cette franchise jihadiste, engagée dans une lutte d’influence avec la filiale sahélienne de l’État islamique (EIGS).
Moyen-Orient - Terrorisme
Le chef d’el-Qaëda au Maghreb islamique tué au Mali par l’armée française
OLJ / le 08 juin 2020 à 00h00


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