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Initiative

Un début de solution pour sauver le secteur culturel ?

Le ministère de la Culture invite les artistes et les structures culturelles à participer au sondage sur la situation économique des acteurs culturels libanais, lancé en partenariat avec l’IFL.

Lynn Tehini Kassatly : « Pour pouvoir agir, il faut des données. » Photo Nabil Ismaïl

Percuté de plein fouet par les crises sanitaire et économique, le secteur culturel au Liban est plus que fragilisé, il est moribond et a besoin de réanimation. Mais comment procéder et par où commencer ? « Il est vrai que la priorité est à la survie quotidienne des citoyens et à trouver des solutions à l’appauvrissement de la population, mais le secteur culturel comprend également des personnes qui en vivent », souligne d’emblée Lynn Tehini Kassatly, conseillère du ministre de la Culture. « Pour pouvoir agir, il faut des données. Savoir qui manque de quoi et dans quelles branches ? » C’est ainsi qu’est née l’idée de lancer un sondage sur la situation économique des acteurs culturels libanais, dans un partenariat qui regroupe le ministère de la Culture et l’Institut français du Liban. « Cette enquête nous permettra de cerner les besoins, d’adapter les soutiens nécessaires et d’imaginer de nouveaux dispositifs de mutualisation pour maintenir un accès à la culture pour tous les Libanais », indique Lynn Tehini. « Outre l’évaluation des pertes dans le secteur culturel, cette étude nous fournira également une base de données actualisée concernant les ONG, les associations actives, les institutions. »

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Pour la conseillère, les effets de la crise se feront non seulement sentir sur la saison actuelle, mais aussi sur la saison prochaine et la suivante. « C’est pour cela qu’il faudra réfléchir sur les moyen et long termes », dit-elle. Mais elle insiste sur le manque de budget du ministère de la Culture et affirme qu’il œuvrera à trouver des solutions. « Nous aurons au final une idée plus claire des besoins du secteur. Mais cela ne veut pas dire que nous aurons forcément des fonds à disposition pour aider les acteurs culturels. Nous n’aurons malheureusement pas de caisse pleine d’argent à distribuer. Il s’agit d’un point de départ. On pourra aller vers les mécènes, les fondations internationales pour solliciter des fonds de soutien ou des prêts. Le ministère pourrait également offrir des facilités administratives ou légales. »

Au final, elle invite le plus grand nombre d’artistes et de structures culturelles à y participer : « Plus ils sont nombreux, plus l’étude sera précise. » « Les chiffres que nous allons obtenir vont également contribuer à prouver combien le Liban est très actif dans le secteur de la culture », conclut-elle avec une pointe de fierté dans la voix.

Le questionnaire est accessible en trois langues (anglais, français et arabe sur le lien suivant : https://forms.gle/TS5BFATzg3vg3SWb7



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