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Justice

Dima Sadek convoquée après une plainte de Riad Salamé

Le sit-in d’appui à Dima Sadek hier devant le Palais de justice. Photo DR

L’ancienne journaliste vedette de la LBCI Dima Sadek, qui soutient à fond le soulèvement populaire, a été convoquée hier devant les enquêteurs de la police judiciaire à la suite de quatre plaintes déposées contre elle par le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, son frère Raja Salamé, sa conseillère principale, Marianne Hoayek, ainsi que la banque FNB. Mme Sadek est accusée de porter atteinte aux banques « et d’inciter les pauvres et les petits déposants contre les banques, la Banque du Liban et Riad Salamé, alors que le pays passe par une période très délicate », explique à L’Orient-Le Jour l’avocate de la journaliste, Diala Chéhadé. Les plaignants ont également estimé qu’elle « porte atteinte au prestige de l’État et à son statut économique ».


Dima Sadek. Photo d’archives

L’interrogatoire a duré près de sept heures. « Je suis officiellement accusée d’avoir œuvré à nuire à la réputation financière de l’État, d’avoir monté les classes défavorisées contre le gouverneur de la Banque du Liban et d’avoir nui à la réputation du secteur bancaire au Liban », a affirmé sur Twitter Dima Sadek entre deux interrogatoires. Et d’ajouter non sans ironie : « Dieu m’est témoin, c’est bien ça. » En réaction à la convocation de la journaliste, des groupes de contestataires antipouvoir ont organisé un sit-in devant le Palais de justice de Beyrouth pour manifester leur solidarité.

En mars, la journaliste avait été entendue – en tant que témoin – par la procureure générale du Mont-Liban, Ghada Aoun, au sujet d’un rapport d’investigation réalisé pour le média indépendant en ligne Daraj concernant des comptes bancaires que détiendrait à l’étranger Riad Salamé. Selon les termes du document, le gouverneur de la BDL posséderait quelque deux milliards de dollars sur différents comptes ouverts dans des paradis fiscaux, en Suisse, au Liechtenstein, au Panama et dans les îles Vierges britanniques, en son propre nom ou aux noms de son frère Raja Salamé et de Marianne Hoayek, sa conseillère principale.

« Daraj avait signalé qu’elle n’a pas pu vérifier les informations et que ce rapport vaut notification à la justice, souligne Me Chéhadé. Or, à ce jour, la justice n’a pas pris d’action dans ce sens. Nous avons réclamé que le procureur général, Ghassan Oueidate, mène l’enquête avec les quatre suspects. » Le 8 avril, la Banque centrale avait attribué cette enquête financière à la société française Cristal Credit Group, dirigée par Kevin Rivaton, qu’elle a accusée d’être à l’origine des documents falsifiés. Sauf que trois jours plus tard, ce dernier a démenti, dans un entretien avec le Commerce du Levant, toute implication de sa société dans la rédaction du rapport, se promettant de porter plainte en diffamation.



L’ancienne journaliste vedette de la LBCI Dima Sadek, qui soutient à fond le soulèvement populaire, a été convoquée hier devant les enquêteurs de la police judiciaire à la suite de quatre plaintes déposées contre elle par le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, son frère Raja Salamé, sa conseillère principale, Marianne Hoayek, ainsi que la banque FNB. Mme Sadek...

commentaires (3)

Nous vivons dans un pays de fous. Mme. SADEK a porté des accusations contre le gouverneur de la banque centrale, alors que toute la gente politique au pouvoir maintenant, ainsi que le dernier venue, etaient sur le point de le bruler vif. Ils lui ont fait porter la responsabilité d'avoir fait le prestigitateur, pour débrouiller de l'argent qu'ils ont volés par la suite Mais une fois chose faite, ils juges tous que le prix de cet argent etait trop élevé. Le bûcher etait presque prêt, puis plus rien. Un petit mot du président de la chambre, et un rappel a l'ordre du gouverneur, qui leur a rappelé que son silence n'était pas à toute épreuve, et tous sont redevenus les nouveaux amis d'enfance. Et puis, on se souvient de Mme. SADEK... Le bucher du gouverneur étant encore prêt, autant l'utiliser sur la belle Mme Dima. Corruption exige.

Johnny Chami

11 h 58, le 22 mai 2020

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Commentaires (3)

  • Nous vivons dans un pays de fous. Mme. SADEK a porté des accusations contre le gouverneur de la banque centrale, alors que toute la gente politique au pouvoir maintenant, ainsi que le dernier venue, etaient sur le point de le bruler vif. Ils lui ont fait porter la responsabilité d'avoir fait le prestigitateur, pour débrouiller de l'argent qu'ils ont volés par la suite Mais une fois chose faite, ils juges tous que le prix de cet argent etait trop élevé. Le bûcher etait presque prêt, puis plus rien. Un petit mot du président de la chambre, et un rappel a l'ordre du gouverneur, qui leur a rappelé que son silence n'était pas à toute épreuve, et tous sont redevenus les nouveaux amis d'enfance. Et puis, on se souvient de Mme. SADEK... Le bucher du gouverneur étant encore prêt, autant l'utiliser sur la belle Mme Dima. Corruption exige.

    Johnny Chami

    11 h 58, le 22 mai 2020

  • "« Je suis officiellement accusée d’avoir œuvré à nuire à la réputation financière de l’État, d’avoir monté les classes défavorisées contre le gouverneur de la Banque du Liban et d’avoir nui à la réputation du secteur bancaire au Liban », a affirmé sur Twitter Dima Sadek entre deux interrogatoires. Et d’ajouter non sans ironie : « Dieu m’est témoin, c’est bien ça. » Non! Sans blague! Parce que l'Etat, lui, a besoin de l'aide de quelqu'un(e) pour nuire à sa réputation finamcière! Eh mich reb7an jmilet 7adan, pour cela!

    Georges MELKI

    13 h 07, le 21 mai 2020

  • L'accusation sans fondement doit être punie par la Loi.

    Esber

    06 h 56, le 21 mai 2020