La Banque mondiale a annoncé hier que ses aides d’urgence pour lutter contre l’impact sanitaire et économique du coronavirus ont déjà bénéficié à 100 pays en voie de développement qui abritent 70 % de la population mondiale. « Il s’agit d’une étape importante dans les efforts du groupe (...) pour déployer 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois », qui court jusqu’en juillet 2021, a estimé son président David Malpass au cours d’une conférence téléphonique. Les programmes pour ces 100 pays représentent pour l’heure 5,5 milliards de dollars, a-t-il précisé.
En avril, l’institution de Washington, qui table sur une récession mondiale de 5 % cette année, avait estimé que 40 à 60 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté. Elle avait alors souligné que ce serait la première augmentation de la pauvreté mondiale depuis 1998, lorsque la crise financière asiatique a frappé.
Sur les 100 pays ayant reçu un soutien financier, 39 se trouvent en Afrique subsaharienne. Près d’un tiers du total des projets sont dans des situations fragiles et touchées par des conflits, comme l’Afghanistan, le Tchad, Haïti et le Niger.


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