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Économie - Carburant

Les propriétaires de stations-service réclament toujours de pouvoir payer leurs fournisseurs en livres

Le syndicat des propriétaires de stations-service s’est rendu hier au ministère de l’Économie et du Commerce pour y exposer une nouvelle fois ses doléances. La filière demande notamment à pouvoir régler exclusivement en livres le carburant qu’elle achète aux importateurs pour éviter d’enregistrer des pertes en étant contraint de régler de la facture en dollar, à un moment où la valeur de la livre s’est effondrée. Elle a déjà fait valoir cette revendication à plusieurs reprises, notamment auprès du ministère de l’Énergie et de l’Eau en février dernier sans que cela ne soit suivi d’effets malgré les espoirs caressés par le syndicat.

Le pays traverse une grave crise de liquidités en dollars qui a perturbé le fonctionnement de tous les importateurs, notamment ceux de carburant. En octobre, la Banque du Liban a mis en place un mécanisme (circulaire n° 530) pour pouvoir débloquer une importante partie des besoins en dollars à plusieurs filières stratégiques, dont celle-ci, contre des livres au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar. La valeur de la monnaie nationale avait alors commencé à dévisser sur le marché secondaire, tandis que les banques et la Banque du Liban avaient, de leur côté, limité les transactions en dollars, en dehors de celles effectuées en circuit fermé à l’intérieur du secteur bancaire libanais.

Le fait que 15 % des montants nécessaires doivent toujours être assurés par les bénéficiaires de la circulaire pousse les fournisseurs à exiger de leurs clients, dont les stations-service, de régler une partie de leur facture en dollars.

Le syndicat des propriétaires de stations-service s’est rendu hier au ministère de l’Économie et du Commerce pour y exposer une nouvelle fois ses doléances. La filière demande notamment à pouvoir régler exclusivement en livres le carburant qu’elle achète aux importateurs pour éviter d’enregistrer des pertes en étant contraint de régler de la facture en dollar, à un moment où la valeur de la livre s’est effondrée. Elle a déjà fait valoir cette revendication à plusieurs reprises, notamment auprès du ministère de l’Énergie et de l’Eau en février dernier sans que cela ne soit suivi d’effets malgré les espoirs caressés par le syndicat. Le pays traverse une grave crise de liquidités en dollars qui a perturbé le fonctionnement de tous les importateurs, notamment ceux de carburant. En octobre, la Banque...
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