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Liban

Bassil : Nous nous vantons de ne pas protéger les corrompus

Le chef du Courant patriotique libre aborde, lors d'une conférence de presse fleuve, une série de dossiers politiques, économiques et administratifs qui font polémique ces derniers temps.

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, lors d'une conférence de presse à Beyrouth, le 12 décembre 2019. Photo d'archives REUTERS/Mohamed Azakir

Fuel défectueux, contrebande frontalière, crise économique, hydrocarbures offshore : le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, l'une des figures les plus conspuées par la révolte populaire qui a éclaté le 17 octobre 2019, a une nouvelle fois défendu l'action de sa formation, assurant qu'il n'accorde aucune couverture aux corrompus, alors que plusieurs arrestations parmi de hauts responsables défraient la chronique dernièrement au Liban sur fond de corruption.

Lors d'une conférence-fleuve qu'il a donné dimanche à midi, et durant laquelle il a abordé les principaux dossiers de l'actualité locale, Gebran Bassil a d'abord rappelé les réserves de sa formation à l'égard du plan de relance économique adopté fin avril par le gouvernement de Hassane Diab.

Dépôts bancaires "disparus"

"Le plan de réforme a reçu des échos sur le plan de la communauté internationale, mais pas au sein de l'opinion publique locale, a déclaré M. Bassil. Il faut arrêter de mentir aux Libanais en leur disant que leurs dépôts bancaires sont encore disponibles. Ils ont disparu et il faut les restituer", a martelé Gebran Bassil. Il a dans ce contexte estimé qu'il faut "casser le cycle de l'endettement à des taux élevés car il provoque la paralysie de l'économie". "Il faut arrêter la politique de la stabilisation de la livre à un coût élevé, a-t-il déclaré. Le gouvernement doit limiter l'inflation et imposer un taux unique au sein des bureaux de change. Il doit également indemniser, même partiellement, les employés lésés par la dévaluation de la livre. Il faut en finir avec les politiques des années 90 qui ont coûté cher à l'Etat, notamment à travers la stabilisation de la livre". 

"Oui, les coûts doivent être réduits, mais ils ne faut pas liquider le secteur bancaire, a souligné M. Bassil. Il faut limiter les pertes, et non effectuer une liquidation. Nous ne sommes pas en faveur d'une politique qui ferait subir toutes les pertes aux banques, car les Libanais perdront ainsi leurs dépôts. La liberté économique doit être intouchable car elle est l'une des valeurs fondatrice de notre nation, a insisté le chef du CPL. L'Etat est le premier responsable de la situation actuelle. C'est pour cela qu'il doit contribuer à la solution. Mais il ne faut pas perdre les acquis de l'Etat. Celui-ci doit calculer les valeurs de ses biens dont il peut disposer, et mettre en place un fonds dédié à ces biens", a préconisé le chef de la formation fondée par le président de la République Michel Aoun. 

L'édito de Issa GORAIEB

Un bourbier sans frontières

Le Liban fait face à sa pire crise économique et financière en trente ans. Le naufrage économique a été l'un des déclencheurs en octobre 2019 d'un soulèvement inédit contre l'ensemble de la classe politique, quasi inchangée depuis des décennies, accusée de corruption, d'incompétence et d'avoir poussé le pays au bord du gouffre. Gebran Bassil est l'une des figures politiques les plus conspuées dans la rue. La colère populaire s'est amplifiée après des restrictions draconiennes sur les retraits bancaires en dollars et une hausse vertigineuse des prix, une situation exacerbée par le confinement à cause de la pandémie de Covid-19.

Après des semaines de tergiversations et après avoir adopté un plan de relance économique qui ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique ou encore dans la rue, le gouvernement a finalement demandé début mai l'aide du Fonds monétaire international. Il a entamé cette semaine des négociations avec l'institution monétaire en vue d'une aide cruciale dans le cadre de son plan de sauvetage adopté fin avril. Le ministre des Finances, Ghazi Wazni, avait indiqué vendredi que Liban adoptera un régime monétaire flottant préconisé par le FMI, mais après l'obtention d'une aide externe cruciale.

Passages frontaliers illégaux

Par ailleurs, Gebran Bassil a commenté l'affaire des passages frontaliers illégaux et de la contrebande entre le Liban et la Syrie, un dossier qui est au centre de l'actualité politique des derniers jours. "L'excuse selon laquelle le contrôle des passages illégaux est difficile à assurer est véhiculée par ceux qui sont de connivence, à savoir des services de sécurité et les forces da facto. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités à ce niveau. Il doit arrêter cette hémorragie provoquée par le trafic de biens vers la Syrie", a martelé Gebran Bassil. 

Mercredi, le Conseil supérieur de Défense a annoncé un renforcement des contrôles et des sanctions pour lutter contre la contrebande frontalière et les passages illégaux qui aggravent la crise économique qui frappe le Liban. Ce dossier polémique des voies de passage illégales et les scandales sur la contrebande florissante entre le Liban et la Syrie sont de nouveau au cœur de l’actualité, notamment après l'intervention du chef des Forces libanaises Samir Geagea à ce sujet et la diffusion d'un reportage télévisé dévoilant les dessous de la contrebande de farine et de mazout acheminés en Syrie.

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En outre, le chef du CPL s'est défendu des critiques de ses adversaires sur le plan de la lutte contre la corruption, affirmant que sa formation a mené des efforts soutenus depuis des années sur ce plan.

"La corruption a dévoré les institutions de l'Etat et l'épargne de toute une vie pour les Libanais. Certains responsables affirment qu'on veut tuer leur communauté, ou leur leadership, ou qu'on cherche à les emprisonner. Mais qui leur a dit cela ? On dirait qu'ils agissent de manière hystérique", a lancé Gebran Bassil, dans une allusion implicite au chef du courant des Marada, Sleiman Frangié, qui avait tenu une conférence de presse incendiaire lundi, durant laquelle il avait vertement critiqué Gebran Bassil ainsi que le chef de l'Etat. 

"Depuis 2005 et jusqu'à ce jour, nous avons appelé la population à se révolter contre la corruption. Et celle-ci a répondu favorablement le 17 octobre dernier, même si une partie d'entre elle s'est révoltée contre nous. Mais ceux-là où sont-ils aujourd'hui, alors qu'ils gardent le silence face aux efforts que nous menons, s'est demandé en outre M. Bassil. Nous avons présenté une série de textes de loi pour lutter contre la corruption, notamment ceux concernant la lutte contre les crimes financiers et ceux portant sur les déclarations de patrimoine et de richesses", a-t-il rappelé, avant d'évoquer les efforts du CPL sur le plan de la restitution des fonds transférés à l'étranger depuis le début de l'aggravation de la crise financière et économique ces derniers mois.

Fuel défectueux

Gebran Bassil n'a en outre pas manqué d'aborder le dossier du fuel défectueux livré aux centrales libanaises et qui fait l'objet d'une enquête qui a abouti à de nombreuses arrestations ces derniers jours, notamment au sein des hautes sphères de l'administration publique. Pour le chef du CPL, cette affaire porte sur "deux crimes, l'un politique, et l'autre pénal, et sur ces deux plans, le CPL a dévoilé les faits et affronté cela". "Quoi que vous disiez, vous ne pourrez pas tenir le CPL pour responsable de ces crimes", a-t-il martelé contre ses adversaires. L'affaire du fuel défectueux agite le monde judiciaire et politique libanais depuis plus d'un mois. Une filiale de la compagnie publique alégienne Sonatrach est suspectée d'être impliquée dans cette affaire.

Pour mémoire

Ghada Aoun a engagé une nouvelle série de poursuites

En avril, Electricité du Liban (EDL), avait signalé à la justice que l’entreprise publique algérienne Sonatrach lui avait livré du carburant défectueux un mois plus tôt. L’enquête ouverte avait débouché sur l’émission de mandats d’arrêt visant plusieurs personnes, dont le représentant de la Sonatrach au Liban, Tarek Faoual. Une dizaine de mandats d'arrêt ont également été délivrés par la justice libanaise contre plusieurs personnes à la tête de compagnies au Liban, ainsi que de hauts responsables au sein du ministère de l'Energie, ce portefeuille ayant été dirigé durant les dernières années par des ministres issus du CPL. Lundi, Sleiman Frangié s'en était pris avec virulence au chef du CPL, l'accusant de "politiser" l'affaire du fuel défectueux. La formation aouniste avait réagi en accusant Sleiman Frangié de vouloir "protéger les vrais coupables".

"Ne pas protéger les corrompus"

"Nous, au sein du CPL, nous ne couvrons pas les corrompus, mais nous ne laissons pas l'injustice porter atteinte à la dignité des gens et des innocents et nous n'hésitons pas à défendre ces personnes-là. Qu'on n'essaie pas de faire pression sur nous", a prévenu Gebran Bassil. "La justice n'accepte pas la logique du compromis. Et qu'on n'essaie pas de dire que tel ou tel juge est proche de notre camp. On a dit que la juge Ghada Aoun est la juge du palais de Baabda. Mais cela est faux. Nous nous vantons de ne pas protéger les corrompus. Vos pressions, vos menaces et même votre affection envers nous ne serviront à rien. Nous n'accepterons pas de compromis". 

Sur un autre plan, Gebran Bassil a estimé que "la seule solution" pour le secteur de l'électricité, qui provoque des pertes annuelles colossales à l'Etat depuis des décennies, est "une alimentation 24h sur 24. A défaut de quoi, l'année prochaine, les Libanais seront plongés dans l'obscurité. Car toute autre solution causera des pertes aux caisses de l'Etat. Une alimentation continue permettra de mettre un terme aux générateurs privés".

"Surenchère"

Gebran Bassil a par ailleurs commenté la polémique autour des nominations administratives au sein de l'Etat sur fond de revendications communautaires, notamment autour du poste de mohafez de Beyrouth, occupé actuellement par le juge Ziad Chebib, issu de la communauté grec-orthodoxe, et qui a vu la mobilisation du métropolite de Beyrouth, Mgr Elias Audi.

"Ceux qui font de la surenchère aujourd'hui auraient dû nous montrer leurs muscles lorsque nous menions seuls le combat pour une justice au sein de l'administration (...). Au lieu de se diviser autour de la nomination d'un nouveau mohafez de Beyrouth, il faudrait se concentrer sur les nominations au sein de la Banque du Liban !", a estimé M. Bassil. "Comment régler la crise monétaire et celle du secteur bancaire et de la BDL alors que les postes de vice-présidents de la banque centrale sont encore vacants ?", s'est interrogé le chef du CPL.

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Une série de nominations se fait attendre sur fond de divergences politiques autour des noms des candidats, parfois au sein même du gouvernement Diab. Le projet de nomination le plus immédiat concerne le remplacement de Ziad Chbib comme mohafez de Beyrouth. Cette mesure a été contestée par le métropolite Élias Audi, qui était d’abord favorable à une prolongation du mandat de M. Chbib, avant de renoncer à cette option. Il s’est même déplacé au palais présidentiel de Baabda pour dire combien ce poste est étroitement lié à la communauté grecque-orthodoxe, qui a toujours eu son mot à dire dans ce domaine. Le mois dernier, Gebran Bassil avait encouragé le Premier ministre Hassane Diab à aller de l’avant dans sa volonté de demander des comptes à la classe politique et au gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, mis en cause par M. Diab pour son manque de transparence et l’effondrement monétaire en cours. Envisagé un moment par les autorités, le limogeage de Riad Salamé ne semble plus d'actualité.

Le chef du courant aouniste a enfin évoqué la question de l'exploitation des hydrocarbures offshore, l'un des chevaux de bataille du parti, alors que les premiers résultats des forages exploratoires n'ont pas été satisfaisants pour le moment. "Les hydrocarbures n'appartiennent pas au CPL. Nous n'avons pas inventé cela, mais nous sommes ceux qui mettent les choses en pratique. Les phases exploratoires ne se font pas du premier coup. Cela prend des années. (...) Mais ce qui s'est passé prouve que du gaz existe au large de nos côtes. Le CPL continuera d'oeuvrer pour l'extraction des hydrocarbures et pour renforcer l'économie. Nous continuerons de travailler, nous n'irons pas vers la violence, comme certains le font déjà", a-t-il affirmé. 

Fin avril, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar (proche du CPL), avait annoncé que les premiers résultats de l’exploration d’hydrocarbures offshore dans le bloc 4, (centre-ouest de la zone économique exclusive), ont montré la présence de gaz "à différentes profondeurs", sans pour autant prouver l’existence d’un "réservoir" commercialisable.


Fuel défectueux, contrebande frontalière, crise économique, hydrocarbures offshore : le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, l'une des figures les plus conspuées par la révolte populaire qui a éclaté le 17 octobre 2019, a une nouvelle fois défendu l'action de sa formation, assurant qu'il n'accorde aucune couverture aux corrompus, alors que plusieurs arrestations parmi de...

commentaires (19)

Et vous avez trouvé combien de corrompus, car il ne suffit pas de prétendre de ne pas vouloir les protéger. En fait, vous teniez une bonne dose de ministères depuis des années, n‘est-ce pas un signe d’incompétence de n’avoir pas pu identifier un seul corrompus ? Kelloun yaené kelloun.

Zovighian Michel

22 h 04, le 17 mai 2020

Tous les commentaires

Commentaires (19)

  • Et vous avez trouvé combien de corrompus, car il ne suffit pas de prétendre de ne pas vouloir les protéger. En fait, vous teniez une bonne dose de ministères depuis des années, n‘est-ce pas un signe d’incompétence de n’avoir pas pu identifier un seul corrompus ? Kelloun yaené kelloun.

    Zovighian Michel

    22 h 04, le 17 mai 2020

  • Que devient l'affaire des bateaux turcs centrales électriques ? Où sont partis les 45 milliards de dollars du ministère de l'Energie ? Qui a conclu et sur quelles bases le contrat avec Sonatrach en 2005 ?

    Honneur et Patrie

    20 h 19, le 17 mai 2020

  • Le pour et son contraire dans la même phrase. Incompétent.

    paznavour

    19 h 59, le 17 mai 2020

  • Il apprend vite de son tuteur HN. Il fait des longs discours pour ne rien dire. Il continue à croire qu'il est le plus beau, le meilleur, le sauveur. Mais aux yeux des libanais (sauf les moutons du CPL), il est tout petit et insignifiant. Il restera un pauvre type.

    carlos achkar

    18 h 46, le 17 mai 2020

  • ALIBABA DISAIT QU,IL CONDAMNAIT LES VOLS. ET SIMSOM PROSPERAIT.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 25, le 17 mai 2020

  • Au coeur de la culture libanaise: le Zajal, où 2 poètes, ou plus, se font la guerre orale et en poésie pour s'insulter à qui mieux mieux. En fin de soirée ni gagnant ni perdant ils quittent tous les ventres rassasiés et les poches pleines...et nous Libanais!? Face à des pouètes de misère on ne peux que les remplacer Tous pour faire revivre notre culture et notre Patrie!!!

    Wlek Sanferlou

    18 h 16, le 17 mai 2020

  • Quelqu'un qui a été au pouvoir pendant si longtemps sans rien faire, peut-il parler ainsi des politiques à mettre en œuvre par ces successeurs alors que lui n'a réellement rien fait si ce n'est s'enrichir et faire des procès à ceux qui ont osé le critiquer et les mettre en taule? Il y a quelques années ce triste sire donnait des leçons à Davos aux grands de ce monde, Pathétique à l'époque et maintenant encore pire, si possible! On a dit tous, non? l en fait évidemment parti, en taule lui et les autres! Il fait cela un dimanche à midi, la grand-messe quoi!

    TrucMuche

    17 h 42, le 17 mai 2020

  • Diarrhée verbale et nauséeuse, comme ses acolytes.

    Je partage mon avis

    17 h 11, le 17 mai 2020

  • il faut mieux se taire, je n ai pas envie de perdre mon temps à écouter des conneries , mais j ai une question à poser à ce Mr est ce qu il se rappelle ses paroles le Liban aura du courant 24/24 en 2014 quand il était ministre? biensur c est pas de sa faute

    youssef barada

    16 h 50, le 17 mai 2020

  • Encore un long métrage libanais avec un rêve de bâtir des châteaux en Espagne pour réconforter ceux qui vont ou qui ont perdu leurs fortunes déjà dans les banques , en leur promettant cette fois de leur offrir des iles paradisiaques cette fois et aux plus nostalgiques entendre siffler le train qui va voyager enfin de Beyrouth jusqu’ à la Jordanie et laisser enfin le ciel prendre sa revanche des corrompus . Sourire .

    Antoine Sabbagha

    16 h 39, le 17 mai 2020

  • Il n'est ni le premier ni le dernier de ceux qui croient se blanchir à l'aide de conférences de presse interminables, de fleuves de chiffres, dates etc., tentant ainsi de se blanchir. Comme tous les autres, il savait donc parfaitement ce qui se passait...mais n'a rien fait ! Il ferait mieux de se taire...et de travailler effectivement à l'amélioration de la situation de ce malheureux pays, le Liban. Mais pour cela il faut des qualités, capacités et une expérience qui, pour le moment...lui manquent !!! Irène Saïd

    Irene Said

    16 h 00, le 17 mai 2020

  • Nous entendons beaucoup d’interdiction de quitter le territoire ces jours ci soit alors politique de précautions oblige faisons le pour tout le monde sans exception pour les personnes politiques incriminées dans la gestion du pays depuis 20 ans !

    PHENICIA

    15 h 59, le 17 mai 2020

  • DIXIT CORRUPTA !!!!

    Remy Martin

    15 h 32, le 17 mai 2020

  • IL CONTINUE À NOUS DONNER DES LEÇONS. " MA AFSAHA AL KHAHBA INDAMA TOUHADIROU BIL AFAF"

    Gebran Eid

    15 h 28, le 17 mai 2020

  • Il lui faut crier un peu plus fort puisque inaudible. Ces tours de passe-passe ne fonctionnent plus. Ça n’est pas ce qu’on dit qui a de la valeur non, on est toujours jugé par ses actes et le résultats de ses mandats. Hors ce qui en résulte de toutes ces années au pouvoir prouve exactement le contraire de ce qu’il prétend. Plus besoin de discours creux et d’accusations fallacieuses. On connaît les criminels de ce pays et on attend leur jugement avec impatience. Le peuple n’est pas dupe et vous n’êtes pas le personnage que vous vous évertuer à jouer. La décence veut qu’on attende la fin du spectacle pour applaudir ou huer les acteurs qui ont joué leur rôle. On en est qu’au début, donc, WAIT AND SEE.

    Sissi zayyat

    15 h 20, le 17 mai 2020

  • La République de la bergerie voilà la nouvelle dénomination de notre cher pays.Quelqu’un qui parle de cette manière moi personnellement je l’appuie puisque nous lui permettons , nous que l’on a transformé en mouton de Panurge . L’estimation faite par un spécialiste de ce que Gibran Bassil a dépensé pour l’électricité au Liban est l’équivalent de l’achat de 173 centrales thermiques .

    PHENICIA

    15 h 09, le 17 mai 2020

  • Il lui faut un certain culot pour oser dénoncer la gestion de l'électricité alors qu'elle est entre ses mains (directement d'abord puis par personnes interposées ensuite), depuis 10 ans!

    Yves Prevost

    14 h 26, le 17 mai 2020

  • S’il se taisait et s’écartait de la politique il rendrait le plus grand service au pays. Il faut qu’il arrête de prendre les libanais pour des im(bassil)es!!

    LeRougeEtLeNoir

    14 h 18, le 17 mai 2020

  • En effet il tient le haut du panier et il se protège lui même ... malgré qu'il ne soit pas le seul tous partis politiques confondus ...

    Zeidan

    14 h 16, le 17 mai 2020