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Économie - Crise

L’audit de la BDL portera sur toutes les transactions, affirme Raoul Nehmé

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé. Photo Dalati et Nohra

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé, a déclaré dans les colonnes du Financial Times publié hier que l’audit des comptes de la Banque du Liban (BDL) concernera l’ensemble des transactions effectuées par la banque centrale. Le but, selon le ministre, est de comprendre la « validité » de chaque « accord ». C’est un cabinet spécialisé en forensic accounting ou juricomptabilité qui va s’en charger, selon Raoul Nehmé.

Fin avril, le Premier ministre Hassane Diab avait annoncé le lancement prochain de l’audit des comptes de la BDL, conformément à l’engagement pris par les dirigeants libanais à l’égard des créanciers du pays en mars, puis du Groupe international de soutien au Liban au début du mois. Cet audit aidera également le gouvernement à connaître les pertes du secteur bancaire dans le cadre de son plan de redressement adopté fin avril, afin de pouvoir le restructurer efficacement. Trois sociétés internationales ont été chargées de mener cet audit : le réseau de cabinets d’audit KPMG basé aux Pays-Bas, le cabinet de conseil américain en stratégie Oliver Wyman, et Kroll, un autre cabinet américain spécialiste du forensic accounting.

Le Liban est confronté à sa pire crise depuis la guerre civile (1975-1990). Ce naufrage économique a été l’un des déclencheurs en octobre 2019 d’un mouvement de contestation inédit contre la classe politique, accusée de corruption et d’incompétence. La banque centrale a été particulièrement critiquée pour avoir été incapable d’enrayer une forte dépréciation de la livre libanaise face au dollar, à l’origine de l’inflation. Alors que le taux de change officiel, valable pour certaines transactions bancaires, est toujours de 1 507,5 livres pour un dollar, il s’élevait vendredi dans une fourchette comprise entre 4 200 et 4 400 livres sur le marché noir, les agents de change étant en grève. Le Premier ministre a également tenu la banque centrale pour responsable de cette situation, suite à la publication de plusieurs circulaires (n° 148 et 151) qui permettent aux déposants de retirer tout ou partie de leurs dépôts en dollars de leur compte en banque, en livres et au taux du marché. Sans oublier la circulaire n° 149, qui institue une unité chargée de fixer un taux de change applicable pour ces transactions. Ces textes posent, sans l’expliciter, les bases d’un nouveau régime de change.


Le ministre de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé, a déclaré dans les colonnes du Financial Times publié hier que l’audit des comptes de la Banque du Liban (BDL) concernera l’ensemble des transactions effectuées par la banque centrale. Le but, selon le ministre, est de comprendre la « validité » de chaque « accord ». C’est un cabinet spécialisé en...

commentaires (1)

Il ne fallait pas choisir deux sociétés américaines pour cet audit : Le résultat pourrait être politisé ou au moins influencé par les terribles intervenants américains pas toujours au dessus de nos soupçons . Des sociétés suisses, belges ou françaises auraient fait bien mieux l'affaire !

Chucri Abboud

04 h 00, le 16 mai 2020

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Commentaires (1)

  • Il ne fallait pas choisir deux sociétés américaines pour cet audit : Le résultat pourrait être politisé ou au moins influencé par les terribles intervenants américains pas toujours au dessus de nos soupçons . Des sociétés suisses, belges ou françaises auraient fait bien mieux l'affaire !

    Chucri Abboud

    04 h 00, le 16 mai 2020

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