Le syndicat des propriétaires de camion du port de Beyrouth a confirmé hier à L’Orient-Le Jour avoir commencé depuis le 1er mai à compter le dollar à 3 000 livres pour facturer ses services. Une décision que les propriétaires de camion justifient en invoquant la hausse des coûts de maintenance de leur véhicule, liée à la dépréciation de la livre par rapport au dollar sur le marché secondaire. Cet ajustement devrait être appliqué par l’ensemble de la filière – ce syndicat représentant généralement les intérêts de tous les chauffeurs de camion du pays, à l’exception de ceux qui acheminent des marchandises du Liban vers le Golfe dans des camions réfrigérés qui possèdent leur propre instance et n’ont pas les mêmes problématiques.
Les transporteurs sont payés en fonction de la distance qu’ils parcourent. Ainsi, pour une cargaison transportée uniquement dans la région de Beyrouth, ils facturaient l’équivalent de 100 dollars en livres au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, un montant pouvant augmenter jusqu’à 200 dollars pour les trajets vers d’autres zones du pays. Or, le marché des pièces de rechange pour véhicules terrestres a majoré ses prix pour répercuter la dépréciation de la livre par rapport au dollar.
Une source proche du dossier a révélé que le syndicat va progressivement augmenter le taux livre/dollar pour se rapprocher de celui pratiqué actuellement sur le marché noir. Ils souhaitent le faire graduellement afin que leurs partenaires commerciaux, des importateurs pour la plupart, s’adaptent à cette mesure.


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