Le Conseil des ministres a tenu hier une réunion au Sérail. Photo Dalati et Nohra
C’est un Conseil des ministres à caractère socio-économique qui s’est tenu hier au Sérail avec à son ordre du jour deux sujets principaux : la flambée des prix et le sort de l’année scolaire. Une série de mesures ont été ainsi approuvées pour empêcher les commerçants de relever leurs prix de manière démesurée et injustifiée. Pour ce qui est de l’année scolaire, décision a été prise d’annuler les examens des brevets académique et technique. Le ministre de l’Éducation Tarek Majzoub doit tenir ce matin une conférence de presse au sujet des examens officiels.
Durant la réunion, le chef du gouvernement Hassane Diab a relevé que la hausse des prix, « en particulier ceux des denrées alimentaires, est devenue déraisonnable, (…) et n’a rien à voir avec le taux de change du dollar ». « Il est inacceptable que les commerçants agissent à leur guise et que certains contrôlant les marchés se comportent sans scrupules en fixant les prix de manière arbitraire », a-t-il dit.
Par la suite, le ministre de l’Économie a informé le Conseil des ministres qu’une marge de profit maximale pour les produits de base a été fixée, après un ajustement des marges définies dans une loi des années 1970. L’application de ces normes dans les magasins doit être vérifiée et les prix seront surveillés à travers un contrôle des factures et des paiements. Les agents des Forces de sécurité intérieure ou des municipalités doivent accompagner les inspecteurs pour vérifier les prix. Au total, plus de 15 mesures administratives ont été prises dans le cadre de la lutte contre la flambée des prix, sans toutefois être détaillées.
Réouverture des écoles en été ?
Au terme de la réunion, le ministre de l’Éducation Tarek Majzoub a par ailleurs annoncé l’annulation des épreuves officielles du brevet, qui clôture le cycle d’enseignement complémentaire, ainsi que des examens de l’enseignement technique pour les niveaux inférieurs au baccalauréat technique, soulignant que les différentes modalités de cette décision seront détaillées lors de la conférence de presse de ce matin. « Différentes mesures seront prises dans ce contexte », a-t-il déclaré, refusant de donner plus de détails concernant sa décision.
Le gouvernement a par ailleurs discuté d’une ouverture éventuelle des écoles pendant les vacances d’été. Selon le plan de déconfinement progressif prévu par le cabinet, les établissements scolaires pourraient rouvrir leurs portes le 8 juin prochain si le nombre de contaminations au coronavirus reste stable.
Selon des sources proches des milieux de l’enseignement public, la décision du ministre de maintenir le baccalauréat libanais s’expliquerait par des pressions exercées par les enseignants du secteur public qui voient mal leurs allocations supprimées si jamais ces épreuves sont annulées. Ces allocations seraient de l’ordre de 16 milliards de livres, versées aux enseignants qui sont chargés de corriger les copies du bac. Or dans ces milieux, on souligne le caractère discriminatoire de la décision du ministre, en rappelant que les examens officiels ont été annulés dans des pays qui ont été touchés par l’épidémie de coronavirus, comme la France et la Grande-Bretagne. De mêmes sources, on conteste la réouverture des écoles alors que l’épidémie de coronavirus n’a toujours pas été contrôlée et qu’il sera difficile aux écoles qui comptent un grand nombre d’élèves de faire appliquer les mesures de distanciation nécessaires pour éviter des contaminations.


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on est pas capable de faire respecter la loi de la circulation d automobile .on voudrai empecher les fraudes il faut mettre un gendarme derrière chaque vendeur de légumes bon courage , vous ferez mieux de stabiliser la livre libanaise
13 h 53, le 08 mai 2020