Le Premier ministre Hassane Diab, accompagné par plusieurs membres du gouvernement dont le ministre des Finances Ghazi Wazni, s’est réuni hier avec les ambassadeurs de plusieurs pays ainsi que des représentants d’organisations internationales afin de présenter le plan de redressement de l’économie libanaise adopté jeudi dernier par l’exécutif.
Une copie de ce plan a été envoyée le week-end dernier au Fonds monétaire international, à qui le Liban a officiellement adressé une requête pour obtenir une assistance financière. Il doit servir d’atout pour l’exécutif lors des négociations qu’il doit mener avec les créanciers du pays, qui a fait défaut en mars sur sa dette en dollars. Si le gouvernement semble confiant, le plan qui prévoit notamment de restructurer le secteur bancaire et la Banque du Liban a été très critiqué par plusieurs voix, notamment parmi les représentants du secteur privé. Outre une possible aide du FMI, le gouvernement compte aussi sur un déblocage de l’enveloppe de plus de 11 milliards de dollars de prêts et dons promis par ses soutiens lors de la conférence de Paris d’avril 2018 (CEDRE). Les ambassadeurs de plusieurs pays ayant contribué à cette enveloppe étaient présents, tout comme le directeur régional de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient, Saroj Kumar Jha, l’organisation de Bretton Woods étant le principal contributeur de CEDRE, avec 4 milliards de dollars de promesse de prêts.


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Avec ou sans le FMI, avec ou sans CEDRE, l'économie va se corriger lentement, mais sûrement. Comment? Dévaluation, limitation des importations aux produits de première nécessité,(arrêt des voyages d'agrément des libanais à l'étranger,des importations de voitures neuves"4 wheel drive" surtout, diminution des employés de maison inutiles souvent, arrêt des constructions inutiles avec limitation de main d'oeuvre étrangère et fuite de devises conséquentes,etc...), produits nationaux disponibles , exportations améliorées. Ce processus diminuera de 15 milliards de dollars le déficit annuel de la balance commerciale et de paiements. La diaspora continuera à aider par 5ou 6 milliards de dollars annuels, ce qui stabilisera la balance. Le secteur hôtelier se redressera lentement , les pays arabes et ailleurs reprendraient le chemin vers le Liban, qui garde tous les bénéfices du tourisme, à condition d'une paix durable interne et externe.Et ainsi de suite , on se relèvera lentement, avec beaucoup de souffrances, en nous appuyant sur un système judiciaire propre obligatoirement, qui , parallèlement aurait , espérons-le, coupé court à la corruption,avec de nouveaux visages publics politiques nés suite aux dérives actuelles.
05 h 30, le 10 mai 2020