Un panneau indiquant les locaux de la commuanuté des émigrés libanais (Gemeinschaft Libanesischer Emigranten, GLE à )Dortmund, le 30 avril 2020. AFP / Ina FASSBENDER
L'Iran a condamné vendredi la décision de l'Allemagne d'interdire sur son territoire toutes les activités du Hezbollah, son allié, affirmant que Berlin paierait les conséquences d'avoir voulu contenter Israël et les Etats-Unis qui ont eux salué la décision allemande. Jeudi, l'Allemagne "a interdit l'activité de l'organisation terroriste Hezbollah", une réclamation de longue date selon Berlin des Etats-Unis et d'Israël qui considèrent le mouvement comme une organisation "terroriste". Police et forces spéciales allemandes ont mené des perquisitions dans des mosquées et locaux d'associations liées au Hezbollah.
Cette interdiction est seulement destinée à remplir les objectifs de "la machine de propagande des régimes sioniste et américain", a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué. L'Iran condamne "fermement" la décision allemande qui montre "l'irrespect total de la nation du Liban, vu que le Hezbollah est une partie formelle et légitime du gouvernement et du Parlement libanais", selon le communiqué. Le Hezbollah a "un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme de Daech (un acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique) dans la région" et Berlin "doit faire face aux conséquences négatives de sa décision dans la lutte contre de vrais groupes terroristes", d'après la même source.
De leur côté, les Etats-Unis se sont félicités la nuit dernière de la décision de l'Allemagne. "Entraver la capacité de cette organisation terroriste à comploter en vue d'attaques terroristes et à lever des fonds réduira encore plus l'action et l'influence malveillante de l'Iran", peut-on lire dans un communiqué du département d’État. "Le monde reconnaît de plus en plus le Hezbollah pour ce qu’il est, à savoir non pas un défenseur du Liban tel qu’il le prétend, mais une organisation terroriste vouée à faire avancer le programme malveillant de l’Iran", ajoute ce texte, appelant les autres États membres de l'Union européenne à faire de même.
Jusqu'à présent seules les activités de la branche militaire du Hezbollah, considérée comme "terroriste" par l'Union européenne, étaient bannies, mais pas celles de sa branche politique.
Aujourd'hui poids lourd de la vie politique libanaise, le Hezbollah a été créé à l'initiative des gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran en 1982, pendant la guerre civile au Liban (1975-1990). Israël est l'ennemi commun de l'Iran et du Hezbollah. Ces deux derniers combattent au côté du régime syrien de Bachar el-Assad des groupes rebelles et jihadistes, qualifiés de "terroristes".




Allez, rêvons un coup:" el éwèt el lebnénié, el kataeb, le PSP et le partir communiste ouvrent des bureaux actifs à Téhéran..." Hahaha, je vous ai eu... Ce n'est pas un rêve c'est plutôt une hallucination...le bon hashish watani...
16 h 04, le 02 mai 2020