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Économie - Banques

Réformes : l’ABL tire à boulets rouge sur le gouvernement et le Parlement

L’Association des banques du Liban (ABL) a publié un communiqué publié tard hier soir dans lequel elle dénonce le manque d’efforts déployés par le gouvernement et le Parlement pour apporter des solutions à la crise économique et financière que traverse le pays.

L’association reproche à l’exécutif de « penser à tout sauf aux moyens de sortie de crise, 80 jours après avoir obtenu la confiance du Parlement » et dénonce « l’impasse » dans laquelle il se trouve dans son processus d’élaboration d’un plan de redressement qu’il doit présenter aux détenteurs de dette libanaise – dont les banques font partie. L’ABL critique en outre les députés pour s’être réunis il y a une semaine « afin de discuter de la légalisation du cannabis (à des fins thérapeutiques, NDLR) » au lieu de concentrer ses efforts sur les moyens de résoudre la crise. L’association a enfin dénoncé les attaques commises ce week-end contre plusieurs établissements bancaires dans le nord et le sud du pays notamment, dans un climat de tensions généralisées et d’hostilité d’une partie de la population à l’égard du secteur bancaire. Ces attaques ont été également dénoncées hier par la Fédération des syndicats des employés de banque du Liban.

Les établissements bancaires ont restreint ces derniers mois les retraits en dollars avant de les arrêter complètement en mars et de rendre quasiment impossibles les virements à l’étranger, suscitant la colère de la population. Le pays surendetté – en défaut de paiement depuis mars – a de plus connu en octobre dernier un mouvement de contestation inédit contre la classe politique. Une partie de la population accuse le secteur bancaire de complicité avec le pouvoir politique et d’avoir contribué à l’endettement effréné de l’État.


L’Association des banques du Liban (ABL) a publié un communiqué publié tard hier soir dans lequel elle dénonce le manque d’efforts déployés par le gouvernement et le Parlement pour apporter des solutions à la crise économique et financière que traverse le pays. L’association reproche à l’exécutif de « penser à tout sauf aux moyens de sortie de crise, 80 jours après avoir obtenu la confiance du Parlement » et dénonce « l’impasse » dans laquelle il se trouve dans son processus d’élaboration d’un plan de redressement qu’il doit présenter aux détenteurs de dette libanaise – dont les banques font partie. L’ABL critique en outre les députés pour s’être réunis il y a une semaine « afin de discuter de la légalisation du cannabis (à des fins thérapeutiques, NDLR) »...
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