Le Rassemblement de dirigeants et chefs d’entreprise libanais dans le monde (RDCL World, une organisation distincte du RDCL local) et la Banque mondiale envisagent de créer un « groupe de travail » visant à mettre en œuvre des mesures de relance afin de soutenir plusieurs secteurs en difficulté à cause de la crise économique et financière que traverse le Liban – notamment par le biais du microcrédit. Le Fonds monétaire international pourrait également y participer, selon le communiqué relayé hier par le président du RDCL World, Fouad Zmokhol, qui s’est notamment entretenu avec le directeur régional de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient, Saroj Kumar Jha.
Saroj Kumar Jha a rappelé que la Banque mondiale a affecté 45,5 millions de dollars à travers deux opérations de financement pour faire face aux conséquences des mesures de confinement dans le cadre de la lutte contre le Covid-9, le premier (40 millions de dollars) à travers un programme d’aide sanitaire, et le second (5,5 millions de dollars) pour le financement de PME spécialisées dans la recherche médicale. Il a également mis en garde contre une augmentation du taux de pauvreté qui pourrait atteindre « 60 % », contraignant les Libanais à vivre avec moins de 5 à 8 dollars par jour et par personne, en raison d’une baisse du PIB estimée à 15 %. Avant la crise sanitaire, le gouvernement avait anticipé en février la baisse du PIB en 2020 de 12 %.


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