Le cours du baril de pétrole de référence aux États-Unis et son équivalent européen étaient en forte hausse hier sur fond de menaces entre Washington et Téhéran, dans un marché très agité depuis plusieurs jours et alimenté par des prévisions moroses.
Les cours de l’or noir restent cantonnés à des niveaux bas, frappés par l’effondrement de la demande provoqué par le plongeon de l’activité économique dû aux restrictions décidées sur toute la planète pour combattre la pandémie de Covid-19. Pour soutenir les cours, une des options « consiste à alimenter les tensions géopolitiques au Moyen-Orient (un producteur majeur), ce qui fait craindre pour l’approvisionnement en brut », a estimé Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. « C’est ce que fait Donald Trump en ce moment », a-t-elle ajouté. Mercredi, le président américain a affirmé sur Twitter « avoir donné l’ordre à l’US Navy d’abattre et de détruire toute embarcation iranienne qui harcèlerait nos navires en mer ». Le chef des gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, a promis hier une « réponse décisive » aux États-Unis si les menaces du locataire de la Maison-Blanche étaient mises à exécution.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
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11 h 35, le 24 avril 2020